Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !

Billet d’été n°2 de Louis Aliot…

Louis AliotRéponse à un billet stupide publié le 17 juillet 2013 dans le journal Libération par GUILLAUME BACHELAY Député de Seine-Maritime et STÉPHANE LE FOLL Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (http://www.liberation.fr/politiques/2013/07/17/ayons-les-idees-claires-face-au-fn_919030)

Ayons les idées claires face au PS

A gauche, les élections législatives partielles, d’abord dans l’Oise et le Lot-et-Garonne, ont posé la question de la confrontation démocratique avec le Front national. La crise inquiète beaucoup les Français et le gouvernement socialiste est totalement impuissant à enrayer cette situation. En France comme ailleurs en Europe, les ménages populaires, les classes moyennes et les jeunes se demandent s’ils auront une place dans la mondialisation. Beaucoup redoutent d’être précarisés et relégués. Quant aux «affaires», leur instruction prouve que la gauche et la droite sont mouillées cumulativement ou alternativement et que si nul ne peut s’affranchir de la loi, beaucoup échappent encore à des condamnations définitives. Combattre le socialisme impose de démontrer comment les socialistes ruinent la France.

Pour gagner en crédibilité, la parole publique doit être une parole tenue : un an après l’alternance, les deux tiers des engagements présidentiels de François Hollande ne sont pas réalisés, même pas initiés. Les lieux de pouvoir doivent être des lieux de puissance face au cours des choses alors que les toutous socialistes administrent la France sous les ordres de puissances étrangères et antidémocratiques. C’est pourquoi les priorités du gouvernement et de la majorité ne sont ni l’emploi, ni l’éducation, ni le logement, ni la santé, ni la sécurité, ni la réorientation de l’Europe, ni la lutte contre les paradis fiscaux. Le clivage entre la gauche et la droite est devenu totalement invisible : investir dans la croissance et les infrastructures durables ou distribuer des cadeaux fiscaux aux privilégiés restent la règle ; laisser filer les déficits une marque de fabrique commune, communiquer sur un prétendu dialogue social une stratégie entre copains, bref les mêmes méthodes avec des majorités différentes. Reste que la lutte contre le PS suppose une stratégie pragmatique. Elle repose sur quatre piliers indissociables.

1) Le PS doit être caractérisé pour ce qu’il est : un parti social-libéral acquis aux dogmes de Bruxelles qui exacerbe les peurs et fabrique de l’exclusion. Ses dirigeants décrivent la France comme une bonne fille ouverte aux quatre vents de l’internationalisation des échanges et favorable à une immigration sans limite, prémisse d’une libanisation de notre société. Selon les circonstances, le PS trouve des boucs émissaires. Sa lutte contre les fachos n’est qu’une posture pour faire oublier ses propres turpitudes, son alliance avec les communistes aux 100 millions de morts, la francisque de Mitterrand, l’ami René Bousquet et les scandales financiers à répétition.  Ils jouent la carte de l’islam et de l’immigration contre la laïcité croyant remplacer une clientèle électorale de précaires, tous passés au Front avec armes et bagages, par un vote communautariste et confessionnel. Le PS présidé par un repris de justice Harlem Désir (une grande tradition) ne se distingue pas de celui que dirigeait Hollande ou Aubry. Tout ramène le Parti Socialiste à la collusion avec les extrêmes que représentant les verts ou les trotskystes dont beaucoup de cadres sont issus. Tout ramène le PS à ses vieux démons que sont l’incompétence, le clientélisme et l’aboiement !

2) La ligne nationale, patriote et républicaine doit rester notre mot d’ordre quand, lors d’un scrutin, un candidat de gauche copine avec le candidat de droite. Il ne s’agit pas de se battre seul contre tous, mais de coaliser les français contre ce système en faillite qui se débat pour préserver ses privilèges de caste !

Les électeurs socialistes, écologistes ou communistes ont compris la trahison socialiste qui consiste à crier au loup pour faire oublier un bilan désastreux. La droite est dans la même situation puisque entre Fillon et Copé il n’y a pas de différence de nature. En 2002, Jacques Chirac avait établi une digue entre le RPR et le FN. Dix ans de sarkozysme ministériel et présidentiel ont clairement démontré la collusion entre la droite et la gauche comme l’ont clairement les nominations de pontes socialistes tels que les Kouchner, Fadela Amara, Attali, Lang, Jouyet (l’ami de Hollande), Bockel, Frédéric Mitterrand, Hirsch ou Besson. En montant à l’échelle du perroquet socialiste et en soutenant la droite lorsqu’elle est exclue du premier tour, la gauche montre clairement sa mutation mondialiste et ultralibérale. Ce qui menace le PS ce n’est pas un déficit d’image ou d’idées, elle a les mêmes référence que la droite, c’est une pénurie d’électeurs devant la trahison des clercs.

3) Nous devons expliquer que le programme du PS conduit le pays à la faillite et aggrave la situation des Français qu’il prétendait vouloir protéger. Le maintien de l’euro fera éclater l’Europe au détriment de la France et des pays du Sud. L’agriculture française sera asphyxiée et paralysée par une concurrence déloyale. Selon le PS, l’euro devait réduire la dette publique, régler le problème du pouvoir d’achat, relancer l’emploi et la croissance. C’est tout le contraire qui se produit et les socialistes continuent droit dans le mur !

Outre la banqueroute économique qui nous guette, le projet du PS engendre des régressions sociales. L’école est aussi en faillite pendant que les policiers se font caillasser en pleine intervention comme récemment à Brétigny/Orge. La seule promesse tenue par les socialistes est le mariage pour tous, et la contestation populaire et salutaire qu’elle a engendrée. Merci la gauche, peuple ouvre enfin les yeux. Quant à la politique sociale elle est aujourd’hui l’apanage d’une immigration sans limite qui coûte de plus en plus à la collectivité et plombe les comptes sociaux de la nation. Le parti autoproclamé de la défense des pauvres et de la solidarité place le pays sous la domination du grand capitalisme et de l’argent-roi. Ardoises, divisions et corruption sont le bilan des gestions municipales PS dans le Nord comme dans le Sud : d’habitude prolixes, ses responsables éludent ces scandales qui pourtant sont aujourd’hui instruits par la justice.

4) Face à la menace que le PS fait peser sur la France, ses valeurs, son économie, son rayonnement, les patriotes doivent se rassembler. Dans l’action comme aux élections, c’est l’unité qui forge la dynamique. Nous partageons une commune aspiration à une France plus souveraine et plus prospère face à une Europe technocratique et totalitaire. C’est ce à quoi aspirent nos compatriotes et que combat la gauche par idéologie et par bêtise : pour eux et face à l’arrogance de la gauche, plus que jamais l’heure est à l’engagement.

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