Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !

A Perpignan, tout semble bon, même sacrifier l’avenir, pour rembourser des dettes pharaoniques

A Perpignan, pour rembourser ses dettes pharaoniques, notre édile actuel réduit les investissements à la portion congrue.

Communiqué de Bruno Lemaire, professeur émérite HEC, colistier de « Perpignan ensemble avec Louis Aliot »

Nous avions déjà signalé les promesses non tenues du clan qui tient les rênes de Perpignan depuis plus d’un demi-siècle. C’est ainsi que dans une alliance parfois un peu contre-nature, le maire actuel et son adjoint aux finances – couple symétrique  de l’ancien maire et de son ancien adjoint aux finances – nous proposent dans leur budget initial, et ce depuis des années, des investissements culminant entre 138 et 157 millions d’euros, qui ne se montent plus, en définitive, qu’à la moitié de ces montants.

Il est vrai que les promesses, électorales ou budgétaires, ne semblent engager que ceux qui y croient : mais une telle différence mériterait à vrai dire de figurer, sinon dans le livre des records, du moins dans les compte rendus de la cour régionale des comptes.

Plus fort encore, si l’on peut dire. Une simple analyse permet de constater que les investissements ont connu une érosion certaine depuis 5 ans, si l’on ramène les dépenses correspondantes – les dépenses réalisées,  pas celles promises  en début d’exercice budgétaire –  au montant des dépenses de fonctionnement.

C’est ainsi qu’alors que les dépenses d’investissement représentaient près de 48% des dépenses de fonctionnement en 2008-2009, elles ne représentent plus qu’un très modeste 38% en 2012.  Si l’on ajoute à cette diminution tendancielle le fait que la municipalité actuelle s’enorgueillit d’avoir fait diminuer de quelques millions une dette qui reste pharaonique, on ne peut qu’être inquiet sur l’évolution de notre patrimoine. Les investissements étant censés être faits pour le futur, contrairement aux frais de fonctionnement, une telle diminution ne peut qu’inciter les perpignanais à s’interroger sur leur avenir, si l’équipe actuelle restait aux manettes six ans de plus.

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