Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !

Le scandale de l’abattoir halal de Perpignan

Communiqué de Louis Aliot, vice-président du Front National, candidat tête de la liste «Perpignan Ensemble» lors des élections municipales à Perpignan en 2014

Monsieur Delmas vient de soulever un lièvre de taille, celui de l’abattoir désormais « halal » de Perpignan, manifestement tourné vers la Mecque, ce qui est extravagant !

Financé en grande partie par de l’argent public et ménageant les susceptibilités religieuses et communautaristes, le nouvel abattoir sera en phase avec les abattages rituels. 

Le FN pose donc les questions qui viennent compléter l’article en question :

– quid du respect de la laïcité et de la perception des taxes perçues par une religion dans un équipement payé par de l’argent public ? La république doit elle indirectement financer un culte en contradiction flagrante avec la Loi ?

– ces abattages seront-ils conformes à nos règles en matière sanitaire et aux impératifs d’étourdissement des bêtes ?

– comment les pouvoirs publics et le maire peuvent-ils à ce point tomber dans le communautarisme par pur électoralisme allant jusqu’à positionner cet établissement en direction de la Mecque ? Le maire de Perpignan semble à l’aise avec ce communautarisme qui est la marque du système Alduy…

– Les entreprises privées qui participent financièrement ont-elle été informées de cela ?

Nous condamnons avec fermeté cette dérive antirépublicaine et communautariste et envisageons tous les moyens de Droit susceptibles de rétablir la laïcité tant, dans la construction que dans l’organisation de cet équipement pourtant si utile à ce secteur marchand.

Précisions supplémentaires sur l’abattoir de Perpignan !

Suite aux nombreuses réactions suscitées par notre communiqué concernant l’abattoir, nous tenons à apporter les précisions suivantes.

Un certain nombre de « petits malins » tentent très maladroitement de faire passer notre réaction pour de la « xénophobie » sans connaître manifestement, ni la loi de 1905, ni nos propositions en la matière.

Sur la loi de 1905 et contrairement à ce que nous avons pu lire dans un journal local, l’entretien par l’Etat des églises érigées avant 1905 est directement la conséquence de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Il n’y a aucun passe-droit.

Le problème est ailleurs. L’argent public n’a pas à subvenir aux besoins d’un culte quel qu’il soit et les règles religieuses n’ont pas à s’imposer à la sphère publique.

Or dans le projet de l’abattoir de Perpignan, et nonobstant toutes les précisions utiles que nous sommes en droit d’attendre, la référence à une orientation religieuse symbolique pose problème.

Rien de plus de plus facile puisque même le recteur de la mosquée de Paris a expliqué que rien ne s’opposait à l’anesthésie, à condition que celle-ci ne tue pas l’animal avant le sacrifice et que c’était aux autorités publiques (donc l’Etat républicain) de définir la réglementation susceptible de s’imposer dans la pratique de l’abattage rituel ?

Le problème est en fait un problème de « compatibilité » et d’investissement au sens comptable du terme :

–  La compatibilité d’abord car l’islam impose des règles qui sont « intangibles » qui s’imposent à abattage rituel et sont non susceptibles de changement : l’orientation de la bête, la présence d’un sacrificateur agréé qui perçoit une taxe et l’utilisation d’une partie seulement de la bête font partie de ces obligations.

–  D’investissement ensuite, parce que les viandes ne peuvent être mélangées et que certaines bêtes sont proscrites (le porc). La facilité a donc consisté à « halaliser » l’ensemble, c’est-à-dire à suivre les préceptes islamiques pour abattage tout en irriguant le marché de ce type de viandes. Ainsi le développement du « halal » toujours plus important devenait très rémunérateur et l’incorporation sur le marché « conventionnel », si nous pouvons dire, des parties de viandes non acceptées par le culte musulman, une facilité commerciale. En effet, près de la moitié des carcasses d’animaux tués pour la filière « halal » terminent dans la filière traditionnelle car jugés impropres à la consommation des pratiquants. En 2011, le ministère de l’agriculture, reconnaissait que « 10 % à 12 % des bovins et 75 % des ovins étaient abattus selon cette pratique ».

Pourquoi cette référence sur les plans à l’orientation vers la Mecque sinon pour bien démontrer qu’il respecte les normes religieuses de ce culte ?

Personne ne conteste aux musulmans le droit de suivre les prescriptions de leur religion pour peu qu’elles ne soient pas imposée aux autres d’une manière détournée et qu’elles respectent la Loi.

Le premier problème qui se pose est l’étiquetage. Nous souhaitons que les viandes soient étiquetées et que leur traçabilité soit effective. Comme pour leur provenance, nous voulons l’apposition sur les emballages du type abattage. D’ailleurs de nombreux musulmans souhaitent cet étiquetage clair du mode d’abattage afin de lutter contre le « faux-halal ». Le consommateur a le droit de savoir ce qu’il mange ; le croyant aussi !

Le second problème est d’ordre financier car la séparation des chaines d’abattage coûterait plus cher et demanderait des aménagements spécifiques plus coûteux. Par ailleurs, la destruction ou le recyclage dans d’autres filières des parties des carcasses non consommables par les pratiquants auraient aussi un coût. C’est un problème dont il faudrait discuter avec les professionnels de la filière et les pouvoirs publics.

La facilité, là encore et sans le dire, a été de vouloir construire ce bâtiment selon des indications religieuses « intangibles », mais intangibles pour une minorité religieuse qui ne doit pas influencer la sphère publique.

Bref, et pour résumer, les non-musulmans consomment des produits « halal » sans le savoir et sans le vouloir ! Ce n’est pas stigmatiser une population ou une religion, c’est un fait et un problème d’ordre public. Il n’y a rien de xénophobe dans cette analyse mais simplement le respect d’une laïcité élémentaire.

Le culte musulman est un culte reconnu par la Loi, mais ni au dessus des lois, ni en dehors. C’est ce que souhaitent d’ailleurs beaucoup de musulmans respectueux de la république et de nos lois, pris entre l’intérêt de quelques-uns et les impératifs de quelques-autres.

Ce n’est pas à la loi de s’adapter, c’est au culte et puisque certaines de ses règles le lui interdise, il devra s’orienter vers abattage « halal » légal, mais sans conséquence sur le reste de la filière tant dans la construction, que dans la distribution des viandes.

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