Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !

Sur les retraites, la mauvaise foi de l’UMP atteint les sommets

Communiqué de Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen

Pour tenter d’endiguer la déferlante bleu marine, l’UMP n’hésite plus à diffuser d’énormes contre-vérités, au risque que ses dernières cartouches fassent long feu.

Dans un tract, censé attaquer à la fois le PS et le FN, l’UMP, espérant ainsi se désolidariser d’un système UMP-PS que de plus en plus de nos compatriotes rejettent, n’hésite pas à ressortir des arguments que des économistes de gauche, en sus de nos propres experts, ont démonté depuis des mois, voire des années.

Ainsi, pour l’UMP, les retraités seraient menacés directement par la sortie de l’Euro, alors même que de nombreux experts indépendants, voire des Prix Nobel, français ou anglo-saxon, ont montré que la création de l’Euro avait apporté beaucoup plus de difficultés que d’avantages, et continuait à peser négativement sur la situation économique de la France et de nos compatriotes les plus fragiles.

C’est ainsi que, pour l’UMP, sortir de l’Euro – de façon concertée ou non – aurait pour principal conséquence, d’après l’UMP, de renchérir le coût de la vie de 20 à 30%. Nous pensons, au contraire, que le fait de rééquilibrer notre balance commerciale – conséquence que n’importe quel apprenti en science économique lie, fort justement, à la dépréciation d’une monnaie – aura pour principale conséquence de diminuer nos importations, d’augmenter nos exportations, ainsi que de relancer notre production globale, puisque si le déficit commercial français représente environ 3,5% de notre PIB, le fait de le réduire à néant entraînerait à peu près automatiquement une croissance du PIB de l’ordre de 1.7 à 2%, bien supérieure au calamiteux 0% du quinquennat de N. Sarkozy, et du 0.2% espéré par le PS pour 2013.

Liée à cette croissance du PIB, et de de façon quasiment automatique, il y aurait une croissance des recettes publiques de l’ordre de 1%, et non moins automatiquement une décroissance des dépenses liées aux indemnités de chômage.

De fait, les calculs statistiques les plus sérieux indiquent que, à production constante, une dépréciation de 15% de l’Euro français, ou du Franc nouveau, impliquerait une inflation maximum de l’ordre de 3%, bien loin des 15 à 20% annoncés par l’UMP. Et cette inflation, donc cette éventuelle perte de pouvoir d’achat, serait rapidement compensée par l’augmentation concomitante du pouvoir d’achat due à la relance de la croissance, et à la baisse des dépenses publiques.

En ce qui concerne l’épargne, qu’elle concerne les retraités ou l’ensemble de nos compatriotes, là encore une éventuelle dépréciation du Franc nouveau par rapport à l’Euro actuel n’aurait qu’une faible incidence, puisque ce qui importe, pour la plupart de nos petits épargnants, c’est la valeur ‘locale’ de son épargne, pas sa valeur sur les marchés de New York, de Wall Street ou de Hong-Kong. Et ce que nous avons dit à propos du pouvoir d’achat s’applique donc tout à fait à cette épargne.

Enfin, en ce qui concerne l’âge du départ à la retraite, là encore l’UMP déforme complètement les déclarations de Marine Le Pen. Marine Le Pen ne nie nullement un fait démographique indéniable, à savoir l’allongement de la durée de vie et l’augmentation du nombre des inactifs par rapport à celui des actifs. Elle essaye simplement de prendre la question du financement des retraites par le bon bout. Marine Le Pen pense qu’avant de songer à retarder le départ à la retraite des actifs potentiels, il serait plus judicieux que ces mêmes actifs soient pleinement employés, ce qui n’est manifestement pas le cas, puisque, en France, seule le 1/3 des « jeunes seniors » entre 50 et 60 ans, est employé à plein temps, alors qu’en Allemagne ou dans d’autres pays de l’OCDE, cette proportion varie entre 60 et 70%.

Les commentaires sont fermés.