Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !

Y aurait-il quelque chose à cacher dans les comptes de PMCA

Y aurait-il quelque chose d’inavouable dans les finances de PMCA ?

Communiqué de Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen, colistier de « Perpignan Ensemble avec Louis Aliot ».

Les comptes de Perpignan, s’ils peuvent paraître parfois obscurs et si le bien fondé de certains dépenses est souvent discutable, sont assez facilement consultables, et il suffit de s’adresser aux services compétents pour en avoir communication, moyennant des frais relativement raisonnables. Il en va tout autrement en ce qui concerne l’agglomération PMCA, et j’ai donc cherché à savoir pourquoi.

De fait, après que l’on m’ait demandé près de 750 euros pour avoir simplement communication , sous forme ‘papier’ , des comptes administratifs de 2012 – alors que la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, la CADA, précise bien sur son site,  en vertu de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 que toute personne a le droit d’obtenir communication des documents détenus dans le cadre de sa mission de service public par une administration, quels que soient leur forme ou leur support –  j’ai décidé de creuser un peu plus à fond les raisons de cette non transparence.

Bien m’en a pris : c’est ainsi que j’ai pu constater, ce que tout un chacun peut aller vérifier sur le site du ministère de l’intérieur, que les dettes de la communauté d’agglomérations, communauté si chère au premier adjoint de Perpignan, avaient été multipliées, en 5 ans, par 225%, en passant de 231,664 Millions d’euros, fin 2007, à 522,061 Millions d’euros.

Il est vrai qu’entre temps, la communauté d’agglos était passée de 21 communes à 36 communes, ce qui correspond à 22% d’augmentation de la population concernée. Ouf, je suis rassuré, Monsieur Alduy, à effectif constant, n’a fait que multiplier par un peu moins de deux, en 5 ans, la dette par habitant, en passant  d’un ratio de 1128 euros par habitant à 2034 euros.

On peut alors imaginer pourquoi il est si difficile d’obtenir des précisions sur les comptes de PMCA, ce qui peut aussi éviter de se demander pourquoi, entre 2011 et 2012, la dette s’est littéralement envolée, en prenant plus de 100 millions en une seule année, en passant de 411,380 M€ à 522,061 M€. De quoi payer peut être 4 ou 5 retraites chapeau à nos sympathiques édiles ou à une partie de nos très nombreux vice-présidents.

Mais ne soyons pas trop soupçonneux : il y a sûrement d’excellentes raisons à cette explosion de la dette. Mais ces raisons, le citoyen moyen ne peut les connaître, vu ses difficultés à obtenir la moindre explication sans en payer le prix fort : 750 euros pour des données qui devraient pourtant être mises à la disposition de tous.

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