Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !

Si vous voulez des sous, venez chez nous, le scoop du maire de Perpignan!

On lui parle dignité, valeurs démocratiques, reconnaissance du travail fourni, et Jean-Marc Pujol répond : venez chez nous, vous aurez des délégations et donc (sic) des rémunérations

TeteBrunoElections2015par Bruno Lemaire, conseiller municipal et communautaire de l’équipe « Perpignan Ensemble avec Louis Aliot », candidat Front National avec Anne-Marie Lahaxe aux élections départementales de mars 2015 sur le canton du Ribéral.

On croit rêver: suite à une intervention pleine de dignité de maître Pinget, lui même conseiller municipal et communautaire de « Perpignan ensemble », s’interrogeant sur la ‘méthode’ du maire de Perpignan, par ailleurs président de PMCA, méthode consistant à considérer l’opposition FN-RBM comme composée de sous conseillers, pour ne pas dire des « sous-hommes » ou des « sous-femmes » – n’est pas Georges Frêche qui veut- la seule chose que Jean-Marc Pujol trouve moyen de répondre c’est: venez chez nous si vous voulez être payés!

Cette phrase traduit pour le moins deux choses.

Tout d’abord, il semble bien que pour le maire de Perpignan, tout est à vendre. En particulier les convictions d’une équipe, soudée autour de Louis Aliot, équipe qui s’efforce simplement et dignement de faire son travail dans les meilleures conditions possible, pour le bien des Perpignanais, en respectant ce pourquoi elle a été élue par 45% d’entre eux, c’est à dire en s’inscrivant dans la ligne défendue par Marine Le Pen et le FN/RBM. Il est vrai que pour le maire de Perpignan, une équipe soudée, il ne doit pas savoir ce que c’est, à en juger par le piètre résultat ayant conduit à ce que 12 membres de sa majorité aient refusé de valider le ‘repêchage’ en tant qu’adjointe d’une ex-députée européenne.

La deuxième chose, c’est le désarroi de plus en plus évident d’un maire UMP à la veille des élections départementales, au moment où certains membres de son équipe se disputent d’arrache pied les quelques places, qu’ils espèrent encore éligibles, sur les différents cantons de Perpignan. Le FN/RBM sera présent sur les 6 cantons de Perpignan, et sur les 17 cantons des PO, ce qui ne sera pas le cas, loin de là, de l’UMP ou du PS. Alors, le « ni-ni », c’est bien à Paris, mais localement, une bonne vieille alliance avec les maudits du FN, cela ne ferait pas de mal doivent penser certains notables. Voilà comment, en terre catalane, la comédie du pouvoir se joue en ce moment, bien loin des préoccupations concrètes de nos concitoyens, de plus en plus écœurés.

Désolé, nous, au FN/RBM, nous ne mangeons pas de ce pain là. C’est ce que nous avons voulu signifier en quittant la séance du conseil municipal avant la fin de celui-ci. La dignité, cela ne s’achète pas, lorsque l’on est au service du peuple français.

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