Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


Emprunts toxiques à Perpignan Métropole: Tout va bien!

Des emprunts toxiques, une loi scélérate, un fonds de garantie sans … garantie : mais tout va bien à Perpignan Méditerranée Métropole !

4ConseillersCommunautairesBillet d’humeur de Bruno Lemaire, conseiller communautaire FN à Perpignan, groupe « Perpignan ensemble avec Louis Aliot », docteur ès sciences économiques.

Entre 2006 et 2012 l’agglomération de Perpignan Méditerranée, ci-après « l’agglo », a contracté, pour satisfaire sans doute à la mégalomanie du président de l’époque, 4 emprunts pour un total de 115 millions € dont 45 encore en 2012. Ces emprunts, à taux variable, étaient censés être de « bons emprunts », mais se sont révélés être de la catégorie des emprunts toxiques. Comme l’a d’ailleurs rajouté pendant le conseil d’agglo l’un de mes collègues, maître Pinget, il faut vraiment être soit tordu, soit candide, soit les deux pour baser un emprunt sur des taux variables dépendant de monnaies étrangères, le franc suisse et le dollar, sur lesquels nous n’avons aucune influence, et aucune visibilité.

Certes notre « agglo » n’est pas la seule à être tombée dans le panneau de ces prêts funestes (sauf pour la banque prêteuse), puisque le montant total de ces prêts passés essentiellement pendant le mandat présidentiel de N. Sarkozy se monterait, d’après les Echos du 18/11/2014, à la bagatelle de 17 milliards, du moins en ce qui concerne la moribonde Dexia, en soins palliatifs sous la houlette de la Caisse des Dépôts et de la Banque Postale depuis 2012.

L’Etat français, à la fois mauvais conseiller et mauvais payeur, a préféré aider directement la banque Dexia que les collectivités locales, en faisant voter le 29 juillet 2014 une loi à effets rétroactifs – pourtant validée par le Conseil constitutionnel ayant pour but implicite d’empêcher tout recours contre les émetteurs de ces prêts toxiques.

Plus encore l’Etat, dans sa grande générosité (ou perversité irresponsable) s’est engagé à financer une partie des surcoûts éventuels – sans que l’on sache exactement à l’époque ce qui serait pris en compte – dès lors que la collectivité concernée s’engage à renoncer à tout contentieux contre Dexia ou ses éventuels repreneurs (donc indirectement l’Etat français).

Se faire « aider » ainsi par l’Etat, est-ce une bonne affaire ? C’est ce dont on a discuté au cours du conseil d’agglo de ce lundi 11 juillet. Les pénalités « réclamables » par Dexia en cas de remboursement anticipé se montant à300% du capital restant dû, il est évident que cette solution n’est pas envisageable. Mais se passer complètement de l’Etat pourrait conduire à une perte, moindre certes, de plusieurs dizaines de millions, au cas où les taux d’intérêt s’envoleraient, ce que personne ne peut prévoir.

L’agglo a décidé de passer un accord avec l’Etat, ce qui lui « garantit » une perte maximale de 5 à 12 millions, au lieu de plusieurs dizaines de millions si les taux s’envolaient. Mais lorsque l’on sait que les emprunts ont été renégociés à 3.5%, alors que le taux des divers Euribor est négatif, on peut se demander qui va être une fois de plus le dindon de la farce, d’autant plus que le fonds de garantie de l’Etat n’est au niveau de la France que de moins de 3 milliards €, alors que les financements nécessaires pourraient représenter 5 à 6 fois cette somme.

Une autre possibilité, qu’au nom du groupe Perpignan ensemble j’ai tenté de défendre, aurait été d’aller au contentieux, et de refuser ce type d’accord. L’agglo ayant décidé de passer outre, notre groupe s’est donc abstenu, tout en dénonçant avec force cette loi rétroactive anti-contentieux de 1974 que nous n’avons pas hésité à qualifier de loi scélérate, en dépit des protestations du président Pujol. Il est vrai que le quinquennat Hollande, ainsi que le quinquennat précédent, en a connu d’autres.

Enfin, il est dommage, pour l’information de nos concitoyens, même si cela ne saurait nous étonner, que le « journal local » n’ai pas mentionné mon intervention, ni celle de maître Pinget, dans son « compte rendu » de la séance. Ce journal a préféré mentionner longuement une intervention sans consistance d’un conseiller communautaire du groupe « progressiste », maire il est vrai, de Cabestany. Peut-être pour nous rappeler, au moins implicitement, que celui qui possède ce journal, parmi beaucoup d’autres, participe actuellement au gouvernement, et, en tant que tel, peut être associé à la loi de 2014.


Une détresse agricole qui conduit de plus en plus au suicide!

« Le suicide ne doit plus être la seule alternative à la détresse agricole »

par Claudine FUENTES, conseillère municipale et communautaire FN à Perpignan.

600 agriculteurs, en particulier, les éleveurs bovins, se suicident chaque année dans la plus grande indifférence générale.
En dix ans, ils ont subi une baisse vertigineuse de leurs revenus, de 20 à 50 %.
Etouffés par les charges sociales, en grande difficulté financière, certains éleveurs sont contraints de laisser partir, malgré eux, leur troupeau à l’abattoir et de mettre la clé sous la porte. Il ne leur reste plus alors que les yeux pour pleurer et la corde pour se pendre.
Ceux qui osent témoigner évoquent le suicide comme la seule alternative à leur détresse.
Nos dirigeants ont pourtant pris le problème à bras le corps, ils ont réagi avec force, en mettant en place le « Plan national de lutte contre le suicide dans l’agriculture » qui, comme en matière de lutte contre le terrorisme, met en service un numéro d’appel, payant cette fois-ci – mais non surtaxé – pour les agriculteurs en situation de détresse !!!
Ce plan de lutte prévoit aussi un décompte du nombre de suicides parmi les exploitants agricoles pour que « le fléau soit évalué officiellement depuis 2007 ». Voilà les mesures concrètes qui ont été prises par nos dirigeants pour aider l’agriculture française.
Une honte !
L’agriculture est pourtant un secteur stratégique vital pour notre indépendance nationale, et c’est pour cette raison que Louis Aliot a placé la ruralité au cœur de son programme pour les régionales.
Les solutions existent, lui seul a la volonté politique de les mettre en œuvre, lui seul apportera de la reconnaissance financière et morale à nos agriculteurs.

 


L’agglo bientôt sous tutelle ? Si on regarde les chiffres ce devrait déjà être le cas

Communiqué de Bruno Lemaire, consultant en économie et management, colistier de Perpignan Ensemble avec Louis Aliot

La communauté d’agglomérations PMCA – dont l’ex maire de Perpignan, et actuellement premier adjoint, est si fier de pouvoir annoncer, sur son site, qu’elle dispose d’une force de frappe, d’une puissance d’investissement, de 100 millions d’euros – est proche de la faillite. On peut d’ailleurs s’étonner de la passivité du préfet à ce sujet, lui dont l’un des rôles est de surveiller la gestion financière des collectivités du département.

Quelques chiffres sont souvent plus parlants qu’un long discours. Ainsi, le maire actuel de Perpignan se réjouit d’avoir diminué le délai moyen de remboursement de la dette – émise essentiellement du temps où son premier adjoint était lui-même maire – en faisant passer sa capacité de désendettement  à 9.2 années. Rappelons que ce ratio Dettes/Autofinancement correspond au nombre d’années qu’il faudrait pour rembourser la dette de Perpignan si on n’y faisait plus aucun investissement patrimonial. On considère que jusqu’à 10-11 ans, ce ratio de désendettement est correct, même si, pour Perpignan, la dette par habitant dépasse encore 1900 euros, soit près de 80% de plus que pour les villes de population comparable.

Il en va tout autrement pour l’agglo. En effet, ce ratio, censé déclencher un signal d’alerte dès qu’il dépasse 10 ou 11 années, est carrément au rouge pour PMCA. En principe, au-delà de 15, ce ratio devrait conduire quasi automatiquement à une alerte préfectorale, elle-même sujette à déclencher une réaction de la Cour Régionale des Comptes. Il faut croire que le ratio de 16,65 années de Perpignan Méditerranée a du échapper à la vigilance du préfet.  Vigilance encore mise en défaut devant un ratio d’endettement dépassant celui de la France, puisque ce ratio, qui mesure le montant des dettes ramené aux « recettes » de l’agglo, est de l’ordre de 317%, alors qu’il n’est pour la France « que de » 180% si l’on ramène les dettes de la France à ses prélèvements fiscaux et sociaux.

Nous savons déjà que dans le clan Alduy, on aime jongler avec l’argent du contribuable, et qu’on n’en est pas à quelques millions près, comme l’a révélé dernièrement l’un des conseillers municipaux de Perpignan. Il est vrai aussi que le budget de PMCA est spécialement, sinon opaque, du moins peu accessible au perpignanais moyen, à moins de vouloir y consacrer pas mal de temps et de moyens financiers, alors que ce type d’information devrait être disponible à tout un chacun. Une raison de plus pour ne pas se tromper de bulletin lors des prochaines échéances électorales.

Et ce d’autant plus que l’on peut s’interroger légitiment sur l’éventuel phénomène de vases communicants qui pourrait exister entre le Budget de Perpignan et le budget de l’agglo. Monsieur Pujol a d’ailleurs eu à ce sujet la candeur, lors d’un récent conseil municipal de Perpignan, de signaler que tout cela était financé par la même poche, celle du contribuable, – ou par ses enfants ou petits-enfants, dans le cas d’emprunts – et qu’il n’était donc pas très important de savoir qui signait telle ou telle dépense. Nous pensons, au contraire, que la transparence des comptes entre les diverses communes de l’agglo et PMCA elle-même est essentielle, et que nous devons cette transparence à nos concitoyens.


Le Centre del Mon est un miroir aux alouettes !

centre del mon

Au Centre del Mon… A qui le tour ?!

Le bailleur Metrovacesa avait annoncé 55 boutiques et 11 000 M2 de bureaux. Seules 25 boutiques ouvraient leurs portes lors de l’inauguration en 2010 ; depuis les fermetures se succèdent…

Fin septembre 2012, Carrefour Market (1400M2) renonçait. Camaieu a fermé ses portes le 31 juillet suivi de Sephora le 3 août dernier. Bouygues et la boutique de l’USAP ont également jeté l’éponge. La liste est longue !

La galerie commerciale est désertique, bordée de locaux vacants et murés. Les commerçants qui tentent de résister à ce désastre n’arrivent plus à faire face à leur loyer.

Si le délire du Théâtre de l’Archipel n’a fait qu’engloutir des fonds publics, cette fois c’est un désastre pour les fonds privés et les emplois menacés.

Les grandes enseignes ne sont malheureusement pas les seules victimes de cette débâcle. Il est scandaleux d’avoir encouragé de pauvres citoyens, et volontairement entretenu une certaine forme de naîeté, à y investir selon des promesses vaseuses :

–       Pourquoi a-t-on menti à ces gens en leur laissant supposer qu’il y avait un réel projet ?

–       Qui a pu croire au projet impossible d’une gare TGV en centre-ville alors que partout ailleurs ces gares sont en zone de délestage ?

–       Qui a pu croire que l’Avenue de la gare deviendrait la plus belle avenue de Perpignan ? (On a quand même réussi à en faire le royaume du Kebab ! tout n’est pas perdu…)

–       Qui nous dit qu’en fin de compte on ne retrouvera pas cette gare à Narbonne qui est déjà un nœud routier ? (emplacement plus logique et plus probable)

–       Qui nous garantit que la gare restera réellement positionnée à cet endroit ?

–       Qui s’intéresse aux dommages collatéraux s’ajoutant  aux pertes des investisseurs ? Ici se trouve la meilleure démonstration de la nocivité des partenariats publics-privés (P.P.P.).

Ainsi, les hôtels 4 étoiles du CTM proposent des chambres au tarif ahurissant de 42€99… autant dire le bonheur des hôteliers du centre-ville.

 Au mois de juin, nous apprenions avec stupeur, l’abandon de la ligne TGV. Il est clair qu’il vaut mieux parler d’abandon, évoquer un report serait ridicule. Aujourd’hui on ne nous parle que de retard. A n’en pas douter, on nous ment encore !

Depuis le départ le projet du CDM est le délire d’un élu prétentieux. Le plus probable est que le TGV passera  chez nous sans s’arrêter pour rejoindre l’Espagne laissant derrière lui, à PERPIGNAN, un champ de ruines !

Clotilde Font
Déléguée au Commerce et à l’Artisanat
Perpignan Ensemble avec Louis Aliot