Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


Croissance du PIB : divine surprise ou résultat en trompe l’œil

Bruno Lemaire - Perpignan Ensemble avec Louis AliotPar Bruno Lemaire, Secrétaire général d’Idées Nation, conseiller communautaire FN de PMCA

Croissance, vous avez dit croissance ? Qui donc peut être contre la croissance ? On ne peut que se réjouir, non ? 1,1% de croissance annoncé pour 2015, formidable !
Hé bien, au risque de passer pour un éternel critique, plus ou moins lobotomisé par une idéologie anti socialiste, je ne peux que m’interroger sur cette croissance, ou plutôt sur trois caractéristiques de celle-ci, même si je ne mets nullement en doute les statistiques annoncées : l’INSEE ne manipule jamais les statistiques, c’est bien connu, même si sa façon de les présenter est parfois légèrement orientée.
La première caractéristique de cette croissance annoncée concerne les secteurs concernés, biens ou services, secteur primaire, secondaire, tertiaire, même si l’on pourrait analyser cette croissance autrement, en s’intéressant au PIB ‘marchand’ et au PIB ‘administré’, celui des administrations.
La deuxième interrogation porte sur la ‘destination’ de cette croissance : consommation intérieure, investissements, ou encore exportations.
La troisième question, et non des moindres, concerne le financement de cette hausse du PIB.
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Sur d’autres sujets économiques, comme sur la question de l’Euro, on pourra de reporter à d’autres billets du quotidien en ligne Nations Presse


Les « solutions » archaiques de l’incontournable Attali.

Les solutions archaïques du gourou Attali

Par Bruno Lemaire, secrétaire général du Club Idées Nation, conseiller municipal et communautaire de Perpignan sur la liste « Perpignan Ensemble Rassemblement bleu marine »

Jacques Attali, tout en aimant bien enfoncer les portes ouvertes d’un air inspiré : oui la « croissance » française est à zéro, oui les déficits publics vont être plus proches de 5 % que de 3, oui l’argent « dort » dans les coffres ou les tiroirs a livré ce matin, à un journaliste ébahi, ou esbaudi, ses recettes immédiates de sortie de crise. En un mois, on pourrait sauver Hollande, sauver le PS, sauver la France, et pourquoi pas, sauver le monde…

A la base de tout cela, un seul fil rouge : chercher l’argent dans le bas de laine des éventuels droits de succession. Ce n’est plus avec les dents qu’Attali, après Sarkozy, veut aller chercher l’argent de la croissance, c’est avec des déductions fiscales pour ces pauvres héritiers. Vous avez dit « socialisme »?

Une seule solution, de simple bon sens, « préférer la production et l’action à l’argent et à la spéculation ». Mais cela, ce n’est pas un apparatchik du système qui peut le suggérer.

Pour notre gourou, puisque l’argent ne sort pas – la (pas si) fameuse trappe à liquidités de Keynes – faisons le sortir en supprimant les droits de succession pour tous les investissements, dans la pierre ou l’acier, dans l’immobilier ou les machines-outil, qui seraient réalisés les deux prochaines années.
Et puis, pour couronner le tout, car il fallait bien que Attali, le mondialiste, fasse un peu référence à l’Europe, pourquoi ne pas relancer des grands travaux européens, histoire de faire payer un peu l’Allemagne, qui ne semble pas vraiment décidée à utiliser un peu de ses excédents commerciaux colossaux pour aider sa voisine d’outre-Rhin.

Voilà comment, à partir d’un diagnostic exact, mais que chacun peut faire aussi, à savoir que la France va de plus en plus mal, en dépit de toutes les promesses de François Hollande et de son manuel d’économie, et de Manuel Valls, le ci-devant gourou de François Mitterrand en revient à des recettes éculées, qui n’ont jamais marché et, qui, de plus, semblent à la fois fort peu sociales et socialistes : privilégier l’argent transmis à l’argent gagné, privilégier la rente à l’action.

Non, la seule solution pour que l’argent circule vers l’économie réelle, est de pénaliser la spéculation, de faire en sorte qu’un argent qui dort ne soit pas préféré à un argent utile, qui circule et qui favorise les échanges. Il ne s’agit pas non plus, autre variante aux « recettes » d’Attali, d’injecter de plus en plus de monnaie ou d’avoir un taux d’intérêt proche de zéro, voire négatif, comme a tenté de le faire le directeur – non élu lui non plus – de la BCE.

Non, ce qu’il faut faire, c’est qu’il soit plus avantageux de vendre biens et services que d’attendre des jours meilleurs, et, surtout, qu’il soit plus intéressant d’acheter des marchandises que de stocker son argent au fond d’un coffre-fort ou de spéculer sur les variations de tel ou telle action, de telle ou telle matière première, de telle ou telle monnaie. Tant que les échanges financiers représenteront de 50 à 60 fois les véritables échanges, les ‘solutions’ à la Attali-Braghi n’ont aucune chance de fonctionner.

La suite de l’intervention de Jacques Attali est du même tabac, si l’on peut dire : sa crainte d’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen est tellement pathétique qu’il en va jusqu’à nier ce que la plupart des experts ‘indépendants’ – il en existe encore – disent depuis des mois et des mois, à savoir que si la France ne sort pas de l’Euro, son économie est condamnée, à plus ou moins brève échéance.


Lorsque la manipulation devient une méthode de gouvernement validée par les médias : 0.2% de croissance, ce serait fantastique …

Bruno Lemaire - Perpignan Ensemble avec Louis AliotCommuniqué de Bruno Lemaire, conseiller budget et fiscalité de Marine Le Pen, colistier de la liste « Perpignan Ensemble avec Louis Aliot »

« Entrons en campagne, F. Hollande y est », ou y était, avec une prévision de croissance, en avril 2012, de 1.7%. La crise, disait le candidat, était derrière nous.

Une fois élu, le président de tous les …. mensonges, rabaisse en septembre 2012 ses prévisions, et ses prétentions, à un plus modeste 0,8% pour 2013.

Son féal Moscovici tâte ensuite le terrain, en annonçant une prévision de 0,8%.

Le dernier « élément de langage » manipulatoire du gouvernement de « Moi Je » se met alors en place en septembre 2013 : on annonce une croissance de 0,1%.

Alors, forcément, lorsque les chiffres INSEE tombent, avec un 0,2% envisagé, c’est l’apothéose, voire l’extase. Tout juste si les medias ne nous sortent pas « 0,2%, c’est 2 fois mieux que prévu ».

On ne peut certes pas en vouloir à ‘notre’ gouvernement de vouloir dissimuler ses résultats pitoyables. Mais quelle piètre opinion a donc ce gouvernement de ses « assujettis » ! Croit-il vraiment que nos compatriotes vont tout avaler ?