Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


La négation des chiffres, ou de vieux mythes ressuscités, par l’idéologie dominante de la pensée unique

Communiqué de Bruno Lemaire, professeur émérite HEC, co-listier de « Perpignan Ensemble avec Louis Aliot »

Dans l’Indépendant, rubrique Perpignan, une journaliste a tenté récemment de répondre à une question qui semble l’angoisser : Perpignan va-t-il passer au FN ?

Vu l’évolution de la ville mise en coupe réglée par le même clan depuis plus de 40 ans, la journaliste pourrait au moins s’interroger sur l’éventuel intérêt, pour les perpignanais, de cette éventuelle nouvelle gouvernance.

Que nenni. Bien loin d’essayer d’anticiper l’avenir, en partant du présent, peu glorieux pour le clan sus-indiqué, celui qui a préféré porter à la tête de l’agglo PMCA son héritier en mettant à la tête de la ville son ancien adjoint – cela ne sort presque pas de la famille – notre journaliste a préféré s’appuyer sur un mythe, cousu de mensonges, mais répété depuis si longtemps qu’il en paraît être une vérité.

Ce mythe est celui de la gestion prétendument calamiteuse des maires ‘patriotes’, comme à Vitrolles, à Toulon, à Marignane ou encore à Orange.

Pour Vitrolles, dont le maire, puis la maire, ont voulu tenter une mesure illégale – et donc justement condamnée – accordant des allocations supplémentaires aux familles françaises – en 5 ans de gestion, le taux d’endettement avait diminué de plus de 15%. La municipalité actuelle de Perpignan aurait pu s’en inspirer.

Pour Toulon, ville surendettée en 1995, là encore le taux d’endettement a diminué pendant 5 ans, d’environ 8%. Si son maire a été condamné par la suite, ce n’est donc pas pour sa mauvaise gestion budgétaire ou financière, mais c’est parce que ses pratiques, plus que douteuses, avaient scandalisé – à juste titre – certains de ses conseillers municipaux ou adjoints, eux-mêmes du Front National.

Autre cas, encore plus intéressant, celui d’Orange, dirigé depuis près de 20 ans par un maire patriote, même s’il n’est plus au F.N. En 18 ans, la dette par habitant a été divisée par 20, en passant de 1462€ à moins de 80€. Rappelons que, à Perpignan, la dette par habitant dépasse 1900 €.

Puisque les medias s’intéressent au passé, le plus souvent en le réécrivant mensongèrement, on pourrait aussi s’intéresser à des villes, de droite comme de gauche, mises sous tutelle préfectorale, ou sous surveillance financière, comme Beauchamp (Val d’Oise) en 2013, Noisy Le Sec (Seine St-Denis) en 2010, Pont St Esprit (Gard) en 2008, et la liste serait encore longue.

Alors, oui, quitte à faire référence au passé – ce qui n’a qu’un intérêt limité – il vaudrait mieux ne pas répéter à satiété des contre-vérités qui ne grandissent ni leurs auteurs, ni leurs propagateurs. C’est du moins ce que l’on pourrait attendre d’un journaliste d’information, même engagé. Laissons donc choisir les perpignanais entre vérité et mensonges, et regardons l’avenir, qui ne peut qu’être sombre si l’équipe actuelle reste à la tête de Perpignan.


Sur la double peine dénoncée par l’opposition «centriste»

Bruno Lemaire - Perpignan Ensemble avec Louis AliotCommuniqué de Bruno Lemaire, Professeur Émérite HEC, Docteur ès Sciences Économiques, colistier délégué aux finances de la liste «Perpignan ensemble avec Louis Aliot»

La double peine qui menace les perpignanais n’est peut-être pas celle qui est dénoncée par Madame Ripoull.

Que Perpignan soit l’une des grandes villes les plus endettées de France, nous le dénonçons depuis longtemps. Mais quel dommage que l’opposition feigne de s’en apercevoir seulement maintenant. Il est vrai que les prochaines élections municipales approchent à grand pas, et qu’il faut maintenant faire croire que l’on a combattu avec persévérance la municipalité actuelle, en promettant que l’on va combattre ce que l’on n’a pas réellement fait depuis des années.

La double peine que la liste « Perpignan ensemble avec Louis Aliot » dénonce est bien plus précise et bien plus flagrante.

La première peine, nous l’avons esquissée plus haut, est politique. On veut faire croire aux perpignanais que ce que la pseudo opposition municipale n’a guère contesté pendant son mandat, cette même ‘opposition’ serait la mieux placée pour s’y opposer, une fois aux manettes de la ville.

La deuxième peine, c’est la hausse de la fiscalité de ces dernières années, non pas seulement par habitant – ce qui est déjà flagrant – mais aussi par foyer fiscal. De fait Perpignan ne se contente pas d’être la ville des records d’endettement, elle est aussi celle où le pourcentage de ceux qui payent l’impôt est le plus faible de France, pour les villes comparables : 41% de personnes fiscalisées, contre 50% pour la moyenne nationale.

Il ne suffit donc pas de déclarer stop aux prélèvements fiscaux (en espérant que ce ne sera pas stop pendant la campagne, et encore juste après) il faut encore dire comment l’on peut faire venir, ou revenir, dans notre cité des familles payant l’impôt sans qu’elles en soient pour autant matraquées fiscalement, afin de redonner l’espoir à l’ensemble des perpignanais.

Au-delà du seul problème fiscal, c’est tout le problème de l’économie locale qui doit être abordé.