Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


Croissance du PIB : divine surprise ou résultat en trompe l’œil

Bruno Lemaire - Perpignan Ensemble avec Louis AliotPar Bruno Lemaire, Secrétaire général d’Idées Nation, conseiller communautaire FN de PMCA

Croissance, vous avez dit croissance ? Qui donc peut être contre la croissance ? On ne peut que se réjouir, non ? 1,1% de croissance annoncé pour 2015, formidable !
Hé bien, au risque de passer pour un éternel critique, plus ou moins lobotomisé par une idéologie anti socialiste, je ne peux que m’interroger sur cette croissance, ou plutôt sur trois caractéristiques de celle-ci, même si je ne mets nullement en doute les statistiques annoncées : l’INSEE ne manipule jamais les statistiques, c’est bien connu, même si sa façon de les présenter est parfois légèrement orientée.
La première caractéristique de cette croissance annoncée concerne les secteurs concernés, biens ou services, secteur primaire, secondaire, tertiaire, même si l’on pourrait analyser cette croissance autrement, en s’intéressant au PIB ‘marchand’ et au PIB ‘administré’, celui des administrations.
La deuxième interrogation porte sur la ‘destination’ de cette croissance : consommation intérieure, investissements, ou encore exportations.
La troisième question, et non des moindres, concerne le financement de cette hausse du PIB.
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Sur d’autres sujets économiques, comme sur la question de l’Euro, on pourra de reporter à d’autres billets du quotidien en ligne Nations Presse


Plus d’un demi milliard de dettes pour PMCA: qui va payer?

La communauté d’agglomération de Perpignan-Méditerranée en quasi faillite : dans une fuite en avant, elle veut pourtant devenir communauté urbaine!

TeteBrunoElections2015Communiqué de Bruno Lemaire, Club Idées Nation, conseiller communautaire Front National de PMCA, candidat aux départementales sur le canton du Ribéral avec Anne-Marie Lahaxe.

Plus de 528 millions de dettes pour PMCA, c’est à dire plus de 2050 euros par habitant, à rajouter aux 1908 euros de dettes par habitant de Perpignan. Mais ne craignez rien nous dit le Président de l’agglo, par ailleurs maire de Perpignan. Il faut regarder vers l’avenir, et tout est sous contrôle. De fait, après une dernière hausse en 2014 de 2 millions, il est prévu de commencer à rembourser 2 millions dès 2015 ou 2016. A cette vitesse, la dette sera remboursée en 260 ans. Tout est sous contrôle, on vous le dit.

Certes, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, Monsieur Pujol vient d’arriver aux manettes. Après tout, il ne s’occupait pas des finances de PMCA auparavant. Mais c’est quand même à l’UMP et à ses alliés – on les a vu récemment dans le Doubs – d’assumer cet héritage d’une gestion calamiteuse et pharaonique de l’agglomération. Ce sont eux qui étaient, localement, au pouvoir, même si, au niveau du département, c’était le PS qui était aux affaires, pas vraiment mieux gérées, notre département étant l’un des plus pauvres de France.

La cour régionale des comptes a rappelé récemment à l’équipe de Monsieur Pujol qu’elle frôlait la correctionnelle, voire la mise sous tutelle. Mais, qu’importe, puisque le salut de PMCA serait ailleurs nous dit le sénateur-maire du Soler. Il « suffirait » de transformer notre communauté d’agglomération, si mal gérée, en communauté urbaine pour bénéficier automatiquement d’une manne annuelle de 7 millions supplémentaires. C’est sans doute vrai d’un point de vue comptable, mais Monsieur Calvet a été plutôt flou sur les coûts supplémentaires qu’une telle transformation entraînerait, sans parler de l’abandon de compétences que certaines communes seraient obligées d’accepter.

En fait, on se retrouve un peu dans la même situation qu’au moment de la discussion sur le traité de Maastricht. Unissons nos faiblesses pour en faire une force nous disait-on lorsqu’on nous vantait une Union Européenne à créer à marches forcées. On connaît le résultat. Avant de créer une nouvelle communauté, il serait peut être urgent de mieux gérer la communauté existante.

Les prochaines élections départementales seront une occasion formidable de montrer aux notables locaux que le bon sens existe encore chez leurs compatriotes, traités trop souvent en simples sujets, alors qu’en tant de contribuables ils devraient avoir leur mot à dire sur les changements qu’on veut leur imposer sans vraiment de concertation. Le Front National défend l’idée de référendums d’initiative populaire. C’est le moment de le dire par vos votes que vous soutenez cette idée, celle d’une république qui ne vit et n’agit que pour le peuple, et par le peuple.


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Face à Marine Le Pen, la mauvaise foi de Moscovici

Moscovici face à Marine Le Pen : quand la mauvaise foi est érigée à la hauteur d’un principe de gouvernement

Communiqué de Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen, colistier de Louis Aliot pour « Perpignan Ensemble »

Je n’ose croire qu’un ministre de la république française soit totalement incompétent : vu les énormités proférées par le ministre actuel de l’Economie et des Finances, on pourrait pourtant le penser. Comme ce n’est sans doute pas le cas, il ne reste qu’une explication, la mauvaise foi.

Passons sur les explications plus qu’embarrassées du ministre sur la reculade gouvernementale sur le projet de loi qui devait être proposé sur la famille et qui est repoussé sine die, dans l’attente peut être d’un coup de pouce « imposé » par la commissions européenne qui « contraindrait » le gouvernement français à proposer une loi infâme rejetée par la majorité de nos compatriotes, et évoquons seulement 2 ou 3 points économiques sur lesquels Moscovici, une fois de plus, a tenté de tromper les français.

Tout d’abord, la question des dettes : notre ministre, qui a répété plusieurs fois, tout content sans doute, qu’il parlait en tant que ministre de l’économie et des finances, a confondu sans vergogne le fait que 2/3 de la dette était détenue par des ‘étrangers’ avec le fait beaucoup plus important que seul 3% de cette dette était de droit international. Dit autrement, 97% de la dette doit être remboursée en monnaie « nationale française », l’Euro pour le moment, le franc nouveau si nous assistons à la renaissance de notre monnaie nationale.

La différence n’est pas minime, puisque l’erreur de Moscovici concerne 60 à 65 % de 1950 milliards, soit 1200 milliards bruts, ou, en supposant une dépréciation de 15% (même si Marine a parlé d’une dépréciation/dévaluation de 20%, en s’appuyant sur les chiffres de J. Sapir) l’erreur nette est de 180 milliards: une paille.  Quand on pense que le ministre dit disposer de 150 000 collaborateurs à Bercy …

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Louis Aliot : ce qu’il faudrait vraiment penser des vingt ans de politique de J.P. Alduy

PERPIGNAN/ Municipales 2014 : Louis Aliot (FN) ne s’associe pas au concert de louanges qui auréolent la sortie de Jean-Paul Alduy (UDI)…

Louis Aliot (FN), conseiller régional des P-O, tête de liste Perpignan Ensemble, communique :

– « Je ne partage pas le concert de louanges que ses héritiers assènent en oubliant une politique et un bilan catastrophique. L’histoire de JPA se résume en quelques épisodes. Fils de son père et haut fonctionnaire isolé en région parisienne, il a hérité d’une ville et d’un système et  a méthodiquement éliminé tous ses adversaires pour régner et flatter son ego.

A une bonhomie et une tolérance louées par beaucoup, celles de son père, (Paul Alduy avait reçu Jean-Marie Le Pen en mairie), succède une arrogance que beaucoup ne supportaient plus, celle d’un haut fonctionnaire qui claironnait être l’homme le plus à gauche du département.

Après la tristement célèbre affaire des chaussettes et sa réelection il trahit et abandonne les électeurs de Perpignan pour remettre les clefs du système à un héritier qui ne manque pas une occasion d’endosser l’ensemble du bilan. Il place ses hommes aux postes clefs pour maintenir les placards fermés…

Dernier épisode qui clôture sa carrière et voyant le bateau prendre l’eau de toutes parts, il quitte le navire municipal et son aviso  l’agglo avec une dette considérable et un bilan économique et social catastrophique. Sanctionné par une défaite aux sénatoriales, le système Alduy sombrait doucement, mais sûrement….

Comment peut-il raconter aujourd’hui qu’il a construit l’agglo du 21 ème siècle intégrant Perpignan dans la modernité et ventant ses qualités de passeur ? Passeur oui, mais de dettes, de misère sociale, économique et culturelle, passeur d’immeubles qui s’effondrent, passeur de clientélisme et de communautarisme !

L’heure des comptes et du bilan est arrivée. Nous ferons l’inventaire et pointerons les responsabilités de chacun. Les électeurs manifestement veulent tourner cette page, pas simplement celle de JPA, mais celle d’un système dont Monsieur Pujol est le docile héritier ».

 


Les dettes de l’agglo, et de ses services annexes, deviennent abyssales

 » Et si nous reparlions des dettes de l’agglo PMCA ! « 

 Sous ce titre, Bruno Lemaire affirme que « Les dettes de l’agglo sont bien plus importantes que celles qui avaient été dénoncées en août 2012″. 

Communiqué de Bruno Lemaire, professeur Emérite HEC, consultant en économie et management, colistier de « Perpignan Ensemble avec Louis Aliot ».

– « L’Ouillade, dans un billet du 6 août 2012, en reprenant les estimations d’un haut-fonctionnaire anonyme,  avait mis en valeur le fort endettement de la communauté d’agglomérations PMCA, en arguant que l’agglo était l’une des plus endettées de France. Mais nous sommes encore bien du (mauvais) compte, les chiffres sont bien plus catastrophiques que cela.

 Il était en particulier indiqué que PMCA était dans le top 10 des agglomérations les plus endettées de France : nous irions bien volontiers, hélas, jusqu’à dire qu’elle fait partie du top 5, pour les raisons suivantes, en utilisant pour cela les chiffres qui nous ont été fournis récemment, et fort civilement, par les services comptables eux-mêmes.

 Le niveau d’endettement de l’agglomération, au sens strict, représente environ 217 millions d’euros, soit une augmentation nette de l’ordre de 37 millions pour 2012. Si l’on reprend l’ensemble des budgets annexes, l’endettement global serait de 522 millions, comme nous l’avons déjà indiqué dans un billet précédent.

 Ce niveau d’endettement représente près de 150% des recettes de fonctionnement de PMCA – en ne retenant que 217 millions d’endettement – alors que ce ratio n’était « que de » 125% en 2011, contre 53.2% au niveau national de 2012 (et 52% en 2011)

Deux autres ratios montrent l’abîme de plus en plus profond dans lequel s’engouffre année après année le budget de PMCA, puisque la dette par habitant atteint le niveau de 841 euros (contre une moyenne nationale de 323 euros pour des agglomérations comparables), et même 2 027 euros par habitant si on intègre les endettements des budgets annexes. Pour un habitant de Perpignan, dont la dette ‘municipale’ est déjà de 1 908 euros, on arriverait ainsi à une dette consolidée de plus de 4 000 euros par habitant, si cette dette de l’agglomération était répartie proportionnellement à la population de la communauté d’agglomérations.

Voilà donc le niveau de dettes auquel nous a conduit la présidence de Jean-Paul Alduy, qui semble effectivement fort peu se soucier de l’argent du contribuable. Il est vrai que, dans le système politique actuel, nos dirigeants ou nos élus, qu’ils soient dits de droite ou dits de gauche, ne semblent pas beaucoup se soucier de l’impact financier de leurs décisions. Ce sera à l’électeur de juger s’il faut, ou non, continuer cette gabegie ».


L’agglo bientôt sous tutelle ? Si on regarde les chiffres ce devrait déjà être le cas

Communiqué de Bruno Lemaire, consultant en économie et management, colistier de Perpignan Ensemble avec Louis Aliot

La communauté d’agglomérations PMCA – dont l’ex maire de Perpignan, et actuellement premier adjoint, est si fier de pouvoir annoncer, sur son site, qu’elle dispose d’une force de frappe, d’une puissance d’investissement, de 100 millions d’euros – est proche de la faillite. On peut d’ailleurs s’étonner de la passivité du préfet à ce sujet, lui dont l’un des rôles est de surveiller la gestion financière des collectivités du département.

Quelques chiffres sont souvent plus parlants qu’un long discours. Ainsi, le maire actuel de Perpignan se réjouit d’avoir diminué le délai moyen de remboursement de la dette – émise essentiellement du temps où son premier adjoint était lui-même maire – en faisant passer sa capacité de désendettement  à 9.2 années. Rappelons que ce ratio Dettes/Autofinancement correspond au nombre d’années qu’il faudrait pour rembourser la dette de Perpignan si on n’y faisait plus aucun investissement patrimonial. On considère que jusqu’à 10-11 ans, ce ratio de désendettement est correct, même si, pour Perpignan, la dette par habitant dépasse encore 1900 euros, soit près de 80% de plus que pour les villes de population comparable.

Il en va tout autrement pour l’agglo. En effet, ce ratio, censé déclencher un signal d’alerte dès qu’il dépasse 10 ou 11 années, est carrément au rouge pour PMCA. En principe, au-delà de 15, ce ratio devrait conduire quasi automatiquement à une alerte préfectorale, elle-même sujette à déclencher une réaction de la Cour Régionale des Comptes. Il faut croire que le ratio de 16,65 années de Perpignan Méditerranée a du échapper à la vigilance du préfet.  Vigilance encore mise en défaut devant un ratio d’endettement dépassant celui de la France, puisque ce ratio, qui mesure le montant des dettes ramené aux « recettes » de l’agglo, est de l’ordre de 317%, alors qu’il n’est pour la France « que de » 180% si l’on ramène les dettes de la France à ses prélèvements fiscaux et sociaux.

Nous savons déjà que dans le clan Alduy, on aime jongler avec l’argent du contribuable, et qu’on n’en est pas à quelques millions près, comme l’a révélé dernièrement l’un des conseillers municipaux de Perpignan. Il est vrai aussi que le budget de PMCA est spécialement, sinon opaque, du moins peu accessible au perpignanais moyen, à moins de vouloir y consacrer pas mal de temps et de moyens financiers, alors que ce type d’information devrait être disponible à tout un chacun. Une raison de plus pour ne pas se tromper de bulletin lors des prochaines échéances électorales.

Et ce d’autant plus que l’on peut s’interroger légitiment sur l’éventuel phénomène de vases communicants qui pourrait exister entre le Budget de Perpignan et le budget de l’agglo. Monsieur Pujol a d’ailleurs eu à ce sujet la candeur, lors d’un récent conseil municipal de Perpignan, de signaler que tout cela était financé par la même poche, celle du contribuable, – ou par ses enfants ou petits-enfants, dans le cas d’emprunts – et qu’il n’était donc pas très important de savoir qui signait telle ou telle dépense. Nous pensons, au contraire, que la transparence des comptes entre les diverses communes de l’agglo et PMCA elle-même est essentielle, et que nous devons cette transparence à nos concitoyens.


Y aurait-il quelque chose à cacher dans les comptes de PMCA

Y aurait-il quelque chose d’inavouable dans les finances de PMCA ?

Communiqué de Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen, colistier de « Perpignan Ensemble avec Louis Aliot ».

Les comptes de Perpignan, s’ils peuvent paraître parfois obscurs et si le bien fondé de certains dépenses est souvent discutable, sont assez facilement consultables, et il suffit de s’adresser aux services compétents pour en avoir communication, moyennant des frais relativement raisonnables. Il en va tout autrement en ce qui concerne l’agglomération PMCA, et j’ai donc cherché à savoir pourquoi.

De fait, après que l’on m’ait demandé près de 750 euros pour avoir simplement communication , sous forme ‘papier’ , des comptes administratifs de 2012 – alors que la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, la CADA, précise bien sur son site,  en vertu de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 que toute personne a le droit d’obtenir communication des documents détenus dans le cadre de sa mission de service public par une administration, quels que soient leur forme ou leur support –  j’ai décidé de creuser un peu plus à fond les raisons de cette non transparence.

Bien m’en a pris : c’est ainsi que j’ai pu constater, ce que tout un chacun peut aller vérifier sur le site du ministère de l’intérieur, que les dettes de la communauté d’agglomérations, communauté si chère au premier adjoint de Perpignan, avaient été multipliées, en 5 ans, par 225%, en passant de 231,664 Millions d’euros, fin 2007, à 522,061 Millions d’euros.

Il est vrai qu’entre temps, la communauté d’agglos était passée de 21 communes à 36 communes, ce qui correspond à 22% d’augmentation de la population concernée. Ouf, je suis rassuré, Monsieur Alduy, à effectif constant, n’a fait que multiplier par un peu moins de deux, en 5 ans, la dette par habitant, en passant  d’un ratio de 1128 euros par habitant à 2034 euros.

On peut alors imaginer pourquoi il est si difficile d’obtenir des précisions sur les comptes de PMCA, ce qui peut aussi éviter de se demander pourquoi, entre 2011 et 2012, la dette s’est littéralement envolée, en prenant plus de 100 millions en une seule année, en passant de 411,380 M€ à 522,061 M€. De quoi payer peut être 4 ou 5 retraites chapeau à nos sympathiques édiles ou à une partie de nos très nombreux vice-présidents.

Mais ne soyons pas trop soupçonneux : il y a sûrement d’excellentes raisons à cette explosion de la dette. Mais ces raisons, le citoyen moyen ne peut les connaître, vu ses difficultés à obtenir la moindre explication sans en payer le prix fort : 750 euros pour des données qui devraient pourtant être mises à la disposition de tous.


Réponse aux allégations du sieur Pujol parues dans « La Clau »

Communiqué de Louis Aliot, vice-président du Front National, tête de la liste « Perpignan Ensemble »

Interrogé par le blog Catalaniste « La Clau » http://www.la-clau.net/info/8690/jean-marc-pujol-le-maire-doit-gerer-la-securite-publique-8690, le maire alduyste désigné de Perpignan, vient de répondre à un certain nombre de questions qui ont le mérite de nous éclairer sur la personnalité du Maire et sur ses idées, ou plutôt sur son absence d’idées…

« Nous sommes complètement dépassés », cette affirmation recueillie au détour d’une phrase du maire de Perpignan a valeur de programme.

Comme son prédécesseur l’ancien trotskiste Alduy, dont il est un adepte, monsieur Pujol pratique l’amalgame et le mensonge lorsqu’il évoque le Front National.

Il nous faut donc répondre à ces attaques pour réinformer nos concitoyens :

« Après avoir combattu ce parti lors de six élections, en tant qu’homme de droite, j’en conclus que son seul but est de faire battre des gens de droite.»

Je rappellerai que c’est bel et bien monsieur Alduy et l’UMP qui ont appelé à nous faire battre dans le canton du Bas-Vernet et qui préfèrent la gauche aux patriotes à chaque second tour où nous affrontons un socialiste. Comme avec les Kosciusko-Morizet et consorts, comme à Hénin-Beaumont, l’UMP a appelé à faire battre le Front et à se joindre aux socialistes pour constituer un front dit « républicain ». Si la droite a échoué, elle le doit à ses reniements et à ses trahisons. On ne peut éternellement se faire élire sur des idées et une fois aux affaires ne tenir aucune des promesses ! Brignoles a sonné le glas de cette stratégie stupide. Les électeurs UMP ont compris et ne se laissent plus berner.

« Pour moi, il s’agit d’un parti populiste, c’est un aspect qui me gêne, car c’est un parti attrape-tout, qui attire des électeurs de gauche aux seconds tours. »

Je dirai que c’est plutôt rassurant et qu’en attirant à nous un électorat jusque là acquis à la gauche, nous incarnons une force ni de droite, ni de gauche essentiellement centrée sur les préoccupations de nos concitoyens. Si les électeurs ne font plus confiance ni aux uns, ni aux autres, c’est qu’ils ont été beaucoup trompés et qu’ils ne souhaitent plus l’être. A la grande différence de monsieur Pujol, le programme que nous mettrons en place à Perpignan sera tenu et dans les cas où beaucoup d’argent public sera engagé, les perpignanais seront consultés ! Le système Alduy que défend aujourd’hui monsieur Pujol doit être démantelé. Rigueur, transparence, démocratie seront les marqueurs de notre boussole municipale.

« Son programme ne peut conduire Perpignan et la France qu’à leur perte, mais il signale de vrais problèmes de société que les partis de gouvernement n’ont pas été capables de régler. »

La France est dans quel état ? Perpignan est dans quel état ? Comment un ancien 1er adjoint de Pujol, mis en place par Alduy et qui revendique cette proximité, peut-il être à ce point amnésique ? Notre ville est endettée, défigurée, instable, communautarisée, insécuritaire, pauvre. Notre ville est clientélisée, la démocratie réduite à sa plus simple expression et le règne du copinage visible à tous les étages. Comment le maire UMP-UDI peut-il encore donner des leçons ? Je crois sincèrement que dans sa tour d’ivoire, il est coupé des préoccupations populaires et qu’habitué au ronronnement en vase clos, il n’a pas pris la mesure des attentes de nos concitoyens.

Dès lors que la seule réponse donnée au Front National est l’anathème ou la stigmatisation, des personnes qui ne sont pas du tout FN croient entendre une solution à leurs préoccupations.

Anathème ? Stigmatisation ? De qui parle-t-il ? De Chirac et de ses odeurs ? De son ami Copé et de ses pains au chocolat ? L’anathème et la stigmatisation, ce sont nos compatriotes qui le vivent tous les jours dans la rue et qui sont abandonnés par les pouvoirs publics. De la bouche du maire, la sécurité relève de la Police nationale et c’est la faute à la « société » si la situation empire. Et bien nous ne pensons pas cela ; nous pensons que le maire dans sa commune a le devoir de contribuer au rétablissement de la sécurité par l’embauche de policiers supplémentaires et la réorganisation de celle-ci de jour comme de nuit, par une aide plus visible aux victimes et par une détermination sans faille. Ce n’est pas d’un maire mou dont nous avons besoin, mais d’un maire engagé et déterminé qui fera de la sécurité sa priorité n°1.

« Nous, les partis républicains, avons abandonné une partie de la population sur ces trois fondamentaux. »

Nous les « partis républicains » ? l’UMP, le PS, les Verts et les communistes ! Voilà  le système dans lequel se retrouve monsieur Pujol ! Mais en quoi serions nous moins républicains que vous monsieur le maire ? Est-ce nous qui avons transformé perpignan en système clientéliste et communautaire, contraire aux valeurs de laïcité et d’égalité des citoyens ? Est-ce nous qui gérons un certain nombre d’associations et de quartiers, voire d’embauches sur des critères ethniques ou religieux ? Que penser de fichiers existants à la mairie qui recensent les employés selon leurs origines ? Voilà où se trouve l’antirépublicanisme ! Voila quelle est la nature de votre république ! La notre est inscrite en toute lettre dans l’article 1– al1 de notre constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

« Du reste, je connais de près la situation de Toulon après le passage du FN à la mairie, de 1996 à 2001 : ce parti qui nous voit comme un laboratoire a géré Toulon de façon catastrophique… »

Et bien parlons de Toulon, puisqu’elle fut gérée par l’un de vos anciens amis politique Maurice Arreckx, membre de l’UDF comme vous (le PR appartenait à l’UDF), surnommé « le parrain ». Ce grand « honnête homme », puisque c’est sur ce terrain que le maire de perpignan se place, a été reconnu coupable d’avoir reçu un pot de vin d’un million de francs et incarcéré aux Beaumettes en août 1994, il est en 1997 à nouveau condamné coupable d’avoir reçu quelque 2 millions de francs d’une filiale de la Générale des eaux contre l’attribution du chantier de la Maison des technologies de Toulon. Maurice Arreckx avait régné 35 ans sur Toulon avec des résultats catastrophiques !

Je ne voudrai pas réveiller de vieux fantômes locaux, mais faut-il que nous évoquions les condamnations du député UDF-PR Farran ?

La vérité sur Toulon est toute autre. Pendant la mandature 1995-2001 du Front National :

– L’endettement de la ville a été réduit de 27%, passant de 290 ME à 213 ME, alors qu’il avait augmenté de 69% sous la mandature précédente. C’est donc le FN qui a initialisé le désendettement de la ville. On peut noter d’ailleurs qu’en 2001 cet endettement était de 1146 Euros par habitant, soit inférieur à Nice (1228 E) et Marseille (1972 E) !

– Les taux communaux des impôts locaux à charge des ménages avaient baissé de 6% , ce qui a eu pour résultat une stabilité en valeur des impôts locaux qui avaient augmenté de 58% de 1988 à 1995.Cette modération fiscale instaurée par le FN de 1995 à 2001 a été suivie par une nouvelle hausse de 51% depuis l’arrivée de l’UMP M.Falco…

Malgré une politique d’économies et la suppression des subventions du Département et de la Région, de nombreuses réalisations ont vu le jour ou ont été lancées : Le Musée des arts asiatiques, Le Musée de la figurine, L’Ecole Saint –Louis, le théâtre Poquelin, Le Palais de la liberté, la Mairie annexe du Pont du Las, le Centre de loisirs du vallon du soleil. Une grande partie du tunnel Est/Ouest de Toulon a été a réalisée sous la municipalité FN et payé par la commune à hauteur de l’équivalent de 43 millions d’euros. Et, selon le rapport de la Chambre régionale des comptes de 2006 qui couvre la période, il n’y a eu aucune irrégularité de gestion, contrairement à ce que certains voudraient faire croire.

« Pour moi, la digue, ce sont les valeurs. Je suis le fils d’un courtier en vins qui s’est battu contre les nazis, avant de revenir à 22 ans, Grand Invalide de Guerre. Je veux parler des valeurs de tolérance, de respect de l’autre et de vérité. Or, le FN ment sur ces trois valeurs. »

Le maire nous vante ses origines et c’est tout à son honneur. Mais en quoi le FN ne respecte t-il pas ces valeurs ? A-t-il oublié qu’à Perpignan l’un de nos premiers leaders a été Pierre Sergent (dont la veuve Chouky est présente dans mon comité de soutien), officier de Légion, et résistant dans le maquis de Sologne avec le corps franc Liberté. Nous attendons d’ailleurs toujours une réponse à notre question sur une rue Pierre Sergent à Perpignan ?

Je tiens par ailleurs à sa disposition la liste de tous ceux qui de Georges Bidault au compagnon de la Libération Camaret se sont engagés contre le nazisme (http://enavantperpignan.com/2013/10/09/aujourdhui-comme-hier-la-resistance-cest-le-front-national/).

Tolérance, respect et vérité ? Qu’il se déplace dans certains quartiers de Perpignan et il verra ce que sont aujourd’hui la réalité de ces valeurs ! Insultes, violences, intimidations, haine de la France sont le lot de nos concitoyens !

Sur la Sécurité !

C’est le grand échec du couple Alduy-Pujol ! Tout comme la propreté d’ailleurs, ou sa seule réponse est la création d’une brigade féminine ( ?!)… Il constate la situation désastreuse en pointant son impuissance et en faisant reporter sur d’autres ses propres responsabilités.

Il s’en défausse en disant « Au fond, cette problématique est celle de la France d’aujourd’hui »…et constate « il faut avouer que les problèmes de sécurité sont mal traités par les gouvernements de droite ou de gauche, car la sécurité publique, je dis bien publique, devrait être la compétence du maire. » C’est donc bien sa responsabilité qui est engagée en tant que soutien du précédent gouvernement et en tant que maire actuel. Sa proposition de mettre les forces de police sous l’autorité du maire est contraire à notre tradition républicaine. Et remettre les clefs de la sécurité à une équipe qui n’est déjà pas capable de gérer notre quotidien serait désastreux !

Sur son soutien indéfectible à la politique Alduy !

Dixit le maire « Les grands équipements ont été construits à Perpignan, avec ma contribution du temps des mandats de Jean-Paul Alduy, moi-même en tant que chargé de l’Urbanisme et des Finances ». Pujol assume tout et même soutien l’ensemble ! Il ne prend pas ses distances et défend le Théâtre de l’Archipel, la gare TGV sans TGV et même la vision fantasmagorique de l’eldorado barcelonais ! N’était-ce d’ailleurs pas monsieur Pujol qui considère que l’aéroport naturel de Perpignan est…Gérone !!!

Nous étions habitué aux saillies de l’homme le plus à gauche du département et à son humanisme planétaire, serons-nous obligés de subir le mondialisme convaincu de monsieur Pujol qui pense que l’avenir de perpignan passe par Barcelone au mépris des évidences historiques et économiques. Nous reviendrons sur l’économie locale, l’un des grands enjeux de l’élection municipale…