Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


Croissance du PIB : divine surprise ou résultat en trompe l’œil

Bruno Lemaire - Perpignan Ensemble avec Louis AliotPar Bruno Lemaire, Secrétaire général d’Idées Nation, conseiller communautaire FN de PMCA

Croissance, vous avez dit croissance ? Qui donc peut être contre la croissance ? On ne peut que se réjouir, non ? 1,1% de croissance annoncé pour 2015, formidable !
Hé bien, au risque de passer pour un éternel critique, plus ou moins lobotomisé par une idéologie anti socialiste, je ne peux que m’interroger sur cette croissance, ou plutôt sur trois caractéristiques de celle-ci, même si je ne mets nullement en doute les statistiques annoncées : l’INSEE ne manipule jamais les statistiques, c’est bien connu, même si sa façon de les présenter est parfois légèrement orientée.
La première caractéristique de cette croissance annoncée concerne les secteurs concernés, biens ou services, secteur primaire, secondaire, tertiaire, même si l’on pourrait analyser cette croissance autrement, en s’intéressant au PIB ‘marchand’ et au PIB ‘administré’, celui des administrations.
La deuxième interrogation porte sur la ‘destination’ de cette croissance : consommation intérieure, investissements, ou encore exportations.
La troisième question, et non des moindres, concerne le financement de cette hausse du PIB.
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Sur d’autres sujets économiques, comme sur la question de l’Euro, on pourra de reporter à d’autres billets du quotidien en ligne Nations Presse


Euro, monnaie unique, une fausse bonne idée

L’euro, monnaie unique pour l’Europe, une fausse bonne idée, et un vrai carcan pour l’économie française, et donc pour les territoires, en particulier frontaliers.

TeteBrunoElections2015Tribune de Bruno Lemaire, conseiller communautaire de PMCA, candidat Front National aux élections départementales avec  Anne-Marie Lahaxe sur le canton n°14, « Le Ribéral« 

Ce billet n’est pas destiné à sonder les reins et les cœurs, et je ne m’interrogerai donc pas sur les bonnes ou mauvaises raisons qui ont poussé à sa création. Je me contenterai ici de dire pourquoi cela ne marche pas, en utilisant pour cela deux métaphores.

La zone Euro, composée depuis peu de 19 pays, en comptait originellement 11, plus la Grèce intégrée en dernière minute, fin 2001. L’idée affichée était que ces 11, puis 12, puis 19 pays pouvaient marcher au même pas, ou finiraient par marcher au même pas, sur le plan économique s’entend.

Imaginons donc onze ou douze sprinters, reliés entre eux par une corde plus ou moins élastique, partant ensemble pour une même course. 13 ans plus tard, nous avons, très loin devant, à la limite de la rupture de l’élastique, le sprinter allemand, rouge à la fois de contentement d’être en tête, mais de colère à l’idée qu’il traine derrière lui pas mal de boulets. Sa solution, depuis quelques mois, courir un peu moins vite, avec l’aide d’un arbitre complaisant, la BCE, plus connue par le nom de son dirigeant principal, Mario Draghi. Est-ce que cela a appris à courir aux 10 autres, et maintenant 18 autres, sprinters ? Pas vraiment, du moins pas pour les sprinters ‘latins’ – ou grecs – même soumis à une cure intensive d’amaigrissement qui les laisse sans forces, mais qui pèse moins sur la corde « européenne ».

Autre métaphore, celle de 12 copropriétaires (maintenant 19) qui auraient le même syndic, et dont le conseil syndical, représenté par une triplette, ou troïka, BCE, Bruxelles et … FMI (et surveillé de près par le copropriétaire allemand) aurait décidé de figer les prix relatifs des différentes maisons. 28% de l’ensemble du prix total pour l’Allemagne, 21% pour la France, 17% pour l’Italie, etc… Cette fixation de prix restant valable, aux quelques ajouts près de pays supplémentaires, pendant toute la durée de l’Eurozone, quelle que soit l’évolution relative de la ‘qualité’ des diverses maisons.
Petit problème : les travaux du copropriétaire allemand ont été plus importants que les travaux entrepris par le Français, l’Italien, l’Espagnol ou encore le Grec. Les prix relatifs auraient du varier, être de 30% au lieu de 28% pour la maison allemande, de 20% au lieu de 21% pour la maison française, de 3% au lieu de 3.5% pour la maison grecque, ce qui n’est pas possible sous le carcan d’un prix unique, pardon d’une monnaie unique.

Et voilà le problème, celui de la fausse bonne idée. Une monnaie unique, cela peut marcher si les coureurs se déplacent à peu près à la même vitesse, ou encore si les copropriétaires investissent dans des proportions analogues pour restaurer ou enjoliver leurs maisons. Dit autrement, une monnaie unique, cela peut marcher si l’on a affaire à des économies qui se développent à peu près à la même vitesse, ou si l’on s’efforce de faire converger leur puissance économique relative.

Les 13 années qui se sont succédé depuis l’instauration de l’Eurozone, début 2002, montrent qu’il n’en a rien été, et qu’il faut donc libérer le plus vite possible les différents pays de ce carcan ruineux et mortifère pour la majorité d’entre eux.

Au moment de glisser son bulletin dans l’urne, que ce soit pour les élections départementales, régionales ou présidentielles, que chacun se souvienne que ni l’UMP, ni le PS ne songent à remettre en question le carcan de l’Euro, bien au contraire.


Les « solutions » archaiques de l’incontournable Attali.

Les solutions archaïques du gourou Attali

Par Bruno Lemaire, secrétaire général du Club Idées Nation, conseiller municipal et communautaire de Perpignan sur la liste « Perpignan Ensemble Rassemblement bleu marine »

Jacques Attali, tout en aimant bien enfoncer les portes ouvertes d’un air inspiré : oui la « croissance » française est à zéro, oui les déficits publics vont être plus proches de 5 % que de 3, oui l’argent « dort » dans les coffres ou les tiroirs a livré ce matin, à un journaliste ébahi, ou esbaudi, ses recettes immédiates de sortie de crise. En un mois, on pourrait sauver Hollande, sauver le PS, sauver la France, et pourquoi pas, sauver le monde…

A la base de tout cela, un seul fil rouge : chercher l’argent dans le bas de laine des éventuels droits de succession. Ce n’est plus avec les dents qu’Attali, après Sarkozy, veut aller chercher l’argent de la croissance, c’est avec des déductions fiscales pour ces pauvres héritiers. Vous avez dit « socialisme »?

Une seule solution, de simple bon sens, « préférer la production et l’action à l’argent et à la spéculation ». Mais cela, ce n’est pas un apparatchik du système qui peut le suggérer.

Pour notre gourou, puisque l’argent ne sort pas – la (pas si) fameuse trappe à liquidités de Keynes – faisons le sortir en supprimant les droits de succession pour tous les investissements, dans la pierre ou l’acier, dans l’immobilier ou les machines-outil, qui seraient réalisés les deux prochaines années.
Et puis, pour couronner le tout, car il fallait bien que Attali, le mondialiste, fasse un peu référence à l’Europe, pourquoi ne pas relancer des grands travaux européens, histoire de faire payer un peu l’Allemagne, qui ne semble pas vraiment décidée à utiliser un peu de ses excédents commerciaux colossaux pour aider sa voisine d’outre-Rhin.

Voilà comment, à partir d’un diagnostic exact, mais que chacun peut faire aussi, à savoir que la France va de plus en plus mal, en dépit de toutes les promesses de François Hollande et de son manuel d’économie, et de Manuel Valls, le ci-devant gourou de François Mitterrand en revient à des recettes éculées, qui n’ont jamais marché et, qui, de plus, semblent à la fois fort peu sociales et socialistes : privilégier l’argent transmis à l’argent gagné, privilégier la rente à l’action.

Non, la seule solution pour que l’argent circule vers l’économie réelle, est de pénaliser la spéculation, de faire en sorte qu’un argent qui dort ne soit pas préféré à un argent utile, qui circule et qui favorise les échanges. Il ne s’agit pas non plus, autre variante aux « recettes » d’Attali, d’injecter de plus en plus de monnaie ou d’avoir un taux d’intérêt proche de zéro, voire négatif, comme a tenté de le faire le directeur – non élu lui non plus – de la BCE.

Non, ce qu’il faut faire, c’est qu’il soit plus avantageux de vendre biens et services que d’attendre des jours meilleurs, et, surtout, qu’il soit plus intéressant d’acheter des marchandises que de stocker son argent au fond d’un coffre-fort ou de spéculer sur les variations de tel ou telle action, de telle ou telle matière première, de telle ou telle monnaie. Tant que les échanges financiers représenteront de 50 à 60 fois les véritables échanges, les ‘solutions’ à la Attali-Braghi n’ont aucune chance de fonctionner.

La suite de l’intervention de Jacques Attali est du même tabac, si l’on peut dire : sa crainte d’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen est tellement pathétique qu’il en va jusqu’à nier ce que la plupart des experts ‘indépendants’ – il en existe encore – disent depuis des mois et des mois, à savoir que si la France ne sort pas de l’Euro, son économie est condamnée, à plus ou moins brève échéance.


Sortir de l’Euro, entre peur irraisonnée et anathèmes: le système à l’agonie ne recule devant rien pour tenter de décrédibiliser le seul mouvement qui s’appuie sur un programme cohérent de renouveau économique

Sortir de l’Euro, entre peur irraisonnée et démarche raisonnable

Tribune de Bruno Lemaire, Docteur ès Sciences Economiques, colistier de Louis Aliot, pour « Perpignan Ensemble »

On sait ce que l’on a eu : 40 ans de gabegie du système UMP-PS, et 12 ans de quasi-stagnation dans l’Eurozone, dont 6 ans de décroissance effective du pouvoir d’achat.

Est-ce suffisant pour vaincre la peur légitime du changement pour les « eurozonards » que nous sommes ?

Il semble que non, puisque même si une infime minorité – 15 à 20% – pensent encore que la création de l’Euro a été une bonne chose, près des 2/3 de nos compatriotes ont encore peur du diagnostic sans appel de Marine Le Pen et de nombreux économistes. A  savoir que la zone Euro ne survit que sous perfusion, et que la meilleure chose qui pourrait arriver, ce serait la renaissance des monnaies nationales européennes, le franc nouveau, la peseta nouvelle, la lire nouvelle, etc…

Il est vrai que les tenants – de moins en moins nombreux, mais de plus en plus virulents – du système actuel font tout pour apeurer nos compatriotes, en particulier les plus fragiles, ce qui ne fait que raviver la résistance à tout changement. Alors même que la situation actuelle n’a jamais été si mauvaise depuis des décennies pour la plupart d’entre eux, que l’on pense aux 9 millions de travailleurs pauvres, aux millions de  demandeurs d’emploi, aux millions de petits retraités, ou encore à tous les commerçants et artisans qui ne savent plus comment faire pour s’en sortir.

Parmi tous les arguments fallacieux et les contre-vérités qui sont assénés à ceux qui ont compris qu’il ne pouvait rien advenir de bon du système actuel, mais qui hésitent encore à faire le saut, à savoir rallier les thèses économiques et sociales du courant de pensée incarné par Marine Le Pen, deux « éléments de langage », pour ne pas dire deux slogans, sont particulièrement utilisés, qui portent tous deux sur les conséquences éventuelles de la sortie de l’Euro et de la renaissance du franc.

Risque sur l’épargne ?

« Sortir de l’Euro », ce serait la mort du petit épargnant. Mais les chiffres actuels disent que c’est déjà le cas, pour les « eurozonards » français, vu la situation désastreuse des banques françaises, comme un rapport récent de l’OCDE l’a clairement montré. Rappelons que la « petite épargne » représente actuellement plus de 1500 milliards d’euros, pour un montant moyen de 30 à 35 000 euros, et que le fonds dit de garantie de l’Epargne, abondé de 2 à 3 milliards seulement, ne représente qu’un pourcentage infime de ce montant. Affirmer que dans le contexte actuel, tout compte d’épargne serait garanti à hauteur de 100 000 euros est donc un mensonge éhonté.

En fait, d’après une dépêche récente de Reuters, datée du 12 février, les autorités actuelles de l’Union Européenne envisagent même un emprunt forcé, c’est-à-dire de confisquer tout ou partie de l’épargne des « eurozonards » pour financer des investissements que les marchés financiers « classiques » ne veulent plus prendre en compte, préférant sans doute spéculer sur les marchés des actions ou des obligations.

La seule possibilité se sauver notre épargne, en particulier celle des petits épargnants, c’est donc d’avoir une économie qui se porte bien,  ce qui n’est évidemment pas le cas actuel. Sortir de l’Euro permettrait, suivant certaines analyses, de retrouver une croissance supérieure à 2%, très supérieure à ce qui est espéré par le gouvernement actuel.

Une inflation inévitable ?

« Sorti de l’Euro », ce serait ouvrir la porte à une hyper-inflation « à l’allemande » (comme en 1923-24 ou en 1948). Pourquoi cela ? Une éventuelle dépréciation du franc nouveau, par rapport au cours actuel de l’Euro, rendrait les importations plus chères, d’où une atteinte supplémentaire au pouvoir d’achat, nos industriels tentant, de plus, de répercuter cette hausse sur leurs propres prix de vente.

Bien entendu, tout ceci est faux, puisque si les biens importés seraient évidemment plus chers à l’unité, ce renchérissement conduirait à une demande moins importante en volume, et rendrait à l’inverse nos exportations potentielles plus attractives, et permettrait ainsi de rééquilibrer notre commerce extérieur. Les 60 ou 70 milliards de notre déficit actuels seraient effacés en quelques mois, notre commerce extérieur se stabilisant autour de 450 milliards d’euros. Toute l’histoire économique est là pour valider cette thèse, celle d’une dépréciation raisonnable, et compétitive, dès lors que cette dépréciation serait de l’ordre de 10 à 20%, ramenant le franc nouveau contre dollar à une parité oscillant entre 1.10 et 1.20 (ce qui était d’ailleurs le cas en 2002, lors du passage à l’Euro). D’ailleurs même M. Montebourg dit que l’euro est trop « cher ».

En ce qui concerne le véritable niveau de l’inflation, on peut estimer qu’une dépréciation du franc nouveau de 10% conduirait à une inflation de l’ordre de 1.5%, alors qu’une dépréciation de 20% induirait une inflation inférieure à 3%, fort supportable, et très inférieure à l’inflation qu’a connue la France pendant les « Trente Glorieuses », entre 1946 et 1973.

Deux faux arguments pour nourrir la peur …

Ainsi, non seulement la sortie de l’Euro ne condamnerait pas nos petits épargnants – bien au contraire – mais l’inflation faussement annoncée n’est qu’un fantasme agité devant nos compatriotes pour leur faire oublier l’échec de 40 ans d’un système de plus en plus dominé par la haute finance et les libre-échangistes mondialistes.

Ne parlons même pas du fait que la sortie de l’Eurozone, pour les eurozonards que nous sommes, n’a rien à voir avec une sortie de l’Europe. Reprendre notre destin en mains ne fait pas de nous des non-européens : la France sera d’autant plus solidement un des piliers de l’Europe qu’elle ne se laissera pas dicter son destin de l’extérieur. Si la Suisse l’a fait, grâce à une ‘votation’ historique, la France peut le faire.


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Face à Marine Le Pen, la mauvaise foi de Moscovici

Moscovici face à Marine Le Pen : quand la mauvaise foi est érigée à la hauteur d’un principe de gouvernement

Communiqué de Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen, colistier de Louis Aliot pour « Perpignan Ensemble »

Je n’ose croire qu’un ministre de la république française soit totalement incompétent : vu les énormités proférées par le ministre actuel de l’Economie et des Finances, on pourrait pourtant le penser. Comme ce n’est sans doute pas le cas, il ne reste qu’une explication, la mauvaise foi.

Passons sur les explications plus qu’embarrassées du ministre sur la reculade gouvernementale sur le projet de loi qui devait être proposé sur la famille et qui est repoussé sine die, dans l’attente peut être d’un coup de pouce « imposé » par la commissions européenne qui « contraindrait » le gouvernement français à proposer une loi infâme rejetée par la majorité de nos compatriotes, et évoquons seulement 2 ou 3 points économiques sur lesquels Moscovici, une fois de plus, a tenté de tromper les français.

Tout d’abord, la question des dettes : notre ministre, qui a répété plusieurs fois, tout content sans doute, qu’il parlait en tant que ministre de l’économie et des finances, a confondu sans vergogne le fait que 2/3 de la dette était détenue par des ‘étrangers’ avec le fait beaucoup plus important que seul 3% de cette dette était de droit international. Dit autrement, 97% de la dette doit être remboursée en monnaie « nationale française », l’Euro pour le moment, le franc nouveau si nous assistons à la renaissance de notre monnaie nationale.

La différence n’est pas minime, puisque l’erreur de Moscovici concerne 60 à 65 % de 1950 milliards, soit 1200 milliards bruts, ou, en supposant une dépréciation de 15% (même si Marine a parlé d’une dépréciation/dévaluation de 20%, en s’appuyant sur les chiffres de J. Sapir) l’erreur nette est de 180 milliards: une paille.  Quand on pense que le ministre dit disposer de 150 000 collaborateurs à Bercy …

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Le programme économique du Front National est cohérent et crédible, n’en déplaise à ses contradicteurs

Par Bruno Lemaire, colistier de « Perpignan Ensemble avec Louis Aliot »

Devant la montée du Front National, la quasi-unanimité des medias semble s’être donnée le mot : il faut tout faire pour décrédibiliser le mouvement dirigé par Marine Le Pen. L’article signé par Eric Le Boucher, intitulé « les aberrantes propositions économiques du FN » s’inscrit clairement dans cette problématique, et pour cela, il n’hésite pas à mélanger contre-vérités, omissions ou affirmations sans aucun fondement. Et cette « mantra » anti FN/RBM est d’autant plus développée qu’elle s’efforce, à quatre mois des municipales, de tenter de détourner, y compris à Perpignan, de détourner le plus possible d’électeurs du seul mouvement qui veut et qui peut réellement changer les choses.

C’est ainsi que le magazine « Les Echos » s’efforce de ‘démontrer’ les folies collectivistes du programme économique proposé par Marine Le Pen. Et l’éditioraliste des Echos n’hésite pas à forcer le trait, au dépens de la vérité la plus élémentaire, en accusant Marine d’être une crypto-marxiste. Pour quelqu’un qui se présente comme libéral – ce qui est normal pour un diplômé de Dauphine – le premier argument du sieur Le Boucher, et presque le crime absolu, serait ainsi que le programme proposé par Marine Le Pen serait une simple copie de celui de la gauche (« Les chapitres du « Projet » présidentiel de Mme Le Pen sont des copiés-collés de la gauche »). Un tel argument serait risible si la situation économique et politique de la France n’était pas si grave.

En dehors de cette affirmation sans fondement – autre que le fait que Marine Le Pen se préoccupe sûrement davantage du sort des ouvriers, des employés et de la classe moyenne et populaire que ne le fait la prétendue « gauche » – notre journaliste économique, ou notre économiste journaliste se retrouve en pleine contradiction, puisque tout en accusant Marine d’être de gauche, voire d’extrême gauche, il lui reproche d’être poujadiste, ou de l’avoir été. Manifestement Monsieur Le Boucher a du mal à comprendre ce que Marine entend par Etat stratège, un état à la fois protecteur des plus faibles, mais aussi garant des grandes souverainetés nationales, quand le contexte l’exige. Pour Monsieur Le Boucher, manifestement, il faudrait être soit libéral – en fait ultra-libéral – soit collectiviste, pour ne pas dire marxiste-léniniste (d’où la  comparaison qu’il se permet de faire entre Marine Le Pen et de défunt président du Venezuela, H. Chavez).

Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur le rôle de l’Etat, balayé en quelques mots par Eric Le Boucher, mais revenons à la seule partie de l’article qui pourrait apparaitre argumentée, à savoir les trois points de la « priorité aux français », de l’Etat fort, et du « retour au franc ». Lire la suite


Bruno Lemaire parmi les « têtes chercheuses » de Marine Le Pen, présidente du FN

Lu dans l’Ouillade, ce jour.

L’hebdomadaire Le Figaro Magazine daté de ce vendredi 8 et samedi 9 novembre 2013 (N° 21543 et 21544), consacre un long dossier aux « Réseaux secrets du Front National » (15 pages).

 En page 45, on peut y retrouver ceux que la rédaction du magazine appelle « Les têtes chercheuses de Marine Le Pen » : Gilbert CollardFlorian PhilippotPaul-Marie Coûteaux,Bertrand Dutheil de la RochèrePhilippe Martel et un certain Bruno Lemaire, bien connu de nos lecteurs puisque, résidant dans le département des Pyrénées-Orientales et membre de la liste Rassemblement Bleu Marine de Louis Aliot (FN), Perpignan Ensemble, il a déjà eu l’occasion de s’exprimer dans les colonnes de Ouillade.eu.

Concernant Bruno Lemaire plus particulièrement, on y apprend : « A ne pas confondre avec son homonyme, ancien ministre UMP. Cet ex-chevènementiste, ancien membre des groupes d’experts socialistes avant 1981, docteur en mathématiques et en sciences économiques, diplômé d’Harvard, a travaillé chez IBM et fait l’essentiel de sa carrière comme professeur de management à HEC. Proche des thèses monétaristes du Nobel Maurice Allais, il est l’un des partisans du retour au franc. Depuis trois ans, il coanime le groupe des experts économiques de Marine Le Pen, nouant des contacts avec des économistes et des dirigeants d’entreprises. Installé dans les Pyrénées-Orientales, où son ami Louis Aliot vise la mairie de Perpignan, il a été chargé par ce dernier d’animer Idées Nation, le think tank du FN. Sa mission : faire venir des experts de tous horizons pour y débattre en terrain plus neutre ».