Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


Parlons donc des dettes de Perpignan et de l’auto-satisfaction mensongère de son équipe municipale

Bruno Lemaire - Perpignan Ensemble avec Louis AliotCommuniqué de Bruno Lemaire, Professeur Émérite HEC, Docteur ès Sciences Économiques, colistier délégué aux finances de la liste «Perpignan ensemble avec Louis Aliot»

Notre édile local, à moins que ce ne soit son adjoint aux finances, veut nous faire croire, dans son budget 2013 (bien) primitif, que les finances communales constituent un budget de fort bonne facture – c’est le cas de le dire.

Ce n’est évidemment pas un budget unique, bon ou mauvais, qui peut changer le fait, reconnu par tous, hélas, que Perpignan est l’une des grandes villes les plus pauvres de France – il en faut bien une, certes, mais avec une équipe au pouvoir – avec diverses étiquettes politiques  fluctuantes au gré du vent – depuis plus de 50 ans, et avec une telle élite pour nous administrer (des coups de massue fiscale peut être), on aurait pu espérer mieux.

Mais au-delà de ce constat, que nous ne pourrons faire évoluer que par des mesures énergiques et continues redonnant un véritable attrait économique à notre belle cité, l’équipe municipale actuelle veut nous faire croire que la dette publique est (enfin) maîtrisée. Il paraît que, si on le voulait vraiment, on pourrait la rembourser en 9 ou 10 ans.

Pour arriver à ce joli chiffre le maire, ou son adjoint, met en valeur les «excellentes» capacités d’autofinancement de Perpignan. Cette locution barbare signifie simplement que si on laissait notre patrimoine se dégrader pendant 9 ans, alors, effectivement, on pourrait rembourser notre dette en 9 ans et quelques. Comme le disait Coluche à propos des maisons M…., lorsque nous aurons fini de rembourser, les ruines seront à nous.

Faisons donc en sorte que l’équipe municipale actuelle ne soit plus là dans 9 ans, ni même dans 8 mois. Et mettons déjà notre maire et son équipe face à leurs mensonges : la dette par habitant de la ville de Perpignan (1.908 euros par habitant) est supérieure de 80% à la dette par habitant des villes qui lui sont comparables.