Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


Contrairement à Manuel Valls et au PS, le Front National, lui, veut parler d’économie

BinomeRiberalpar Bruno Lemaire, Club Idées Nation, candidat FN/RBM avec Anne-Marie Lahaxe aux Elections Départementales de mars 2015 sur le canton du Ribéral.

Manuel Valls aurait demandé, dit-on, à ce que les candidats socialistes aux élections départementales ne parlent pas d’économie. Déjà qu’ils ne se présentent même pas sous les couleurs du PS, c’est tout dire.

Pour notre part, nous allons faire tout l’opposé : nous n’avons rien à cacher, et beaucoup à dénoncer, en particulier dans le domaine économique, et ce d’autant plus que le Front National est souvent accusé soit de n’avoir rien à proposer, soit d’être trop à droite, soit d’être trop à gauche, soit tout cela en même temps.

Que propose donc exactement le FN, est-il trop à gauche, trop à droite? En fait il est ailleurs, je vais essayer de préciser cela en quelques lignes, tout en incitant le lecteur à approfondir ces quelques lignes grâce à quelques références complémentaires.

La vision économique du FN part d’un constat, que chacun peut faire: la France va mal. Sorti de cette constatation, la vraie question est: pourquoi? et ensuite: que peut-on y faire ?

Notre constat, qui n’a pas varié depuis 20 ans, c’est que nos entreprises, petites et moyennes, ne sont pas, ne sont plus, compétitives.
Du temps de la présidence de Jean Marie Le Pen, sans remonter au mouvement poujadiste, c’était déjà trop de technocratie, trop de fiscalité, une administration qui ne comprenait pas les besoins des « petits ».

Cela s’est compliqué depuis 15 ans, avec l’irruption de l’Europe, et de l’Euro, une Europe qui veut détruire les nations, et faire avancer les pays à marche forcée vers un fédéralisme que personne ne veut.
La France a mis 1000 ans à se constituer en Nation, et à construire le « citoyen français ». L’Europe voudrait inventer un « citoyen européen », tout en bannissant ses racines et ses traditions, pour en faire un « melting pot » mondialiste, ouvert à toutes les cultures, à toutes les vagues d’immigration.

Le Front National, conscient de ce danger terrible, et de la folie de cette utopie déstabilisante, veut s’y opposer.
Pour cela le FN/RBM défend une France des « pays », c’est à dire une France des départements, à l’intérieur d’une Europe des Nations. Ce n’est ni de gauche, ni de droite, c’est patriote, national, et, nous le croyons, vital pour notre avenir, pour les valeurs séculaires dont la France peut être justement fière.

Sur le plan économique, la France veut recadrer le rôle de l’Etat, le recentrer sur des missions régaliennes, justice, sécurité, santé, éducation. Mais, pour cela, la France doit avoir des moyens d’agir. Elle ne peut être souveraine si elle n’a pas la pleine maîtrise de sa monnaie, si ses entreprises sont au bord de la faillite, si son déficit avec l’extérieur n’est pas comblé, si son déficit public n’est pas réduit de façon drastique.

D’où les 4 ou 5 lignes de force du projet économique du Front National.
1) Souveraineté monétaire, passage à une monnaie nationale, un « franc nouveau » qui aura une valeur « contre dollar » de l’ordre de 1.05 à 1.10$, donc assez proche de la valeur actuelle de l’Euro. Pourquoi alors sortir de l’Euro? Parce que cette monnaie unique nous contraint de courir dans la même compétition (sortir de l’euro) que l’Allemagne, dont le « mark nouveau » devrait valoir, lui, près de 1.50 dollar. C’est cette différence de compétitivité de 25 à 30% que nous ne pouvons tolérer.

2) Arrêt de l’immigration, d’où arrêt de subventions diverses et variées qui ont coûté des centaines de milliards aux budgets publics, dont plus de 40 milliards annuels, tout en favorisant du travail gris, ou plus sombre encore.

3) Protectionnisme intelligent, reposant sur des écluses commerciales (cf. « Droits à l’importation ») ayant pour objectif d’équilibrer nos échanges avec l’extérieur, et sans doute d’augmenter nos exportations bien plus que de diminuer nos importations, rééquilibrage (cf. Charte de la Havane) favorisé aussi initialement vis à vis de l’Allemagne du fait de la dépréciation du franc nouveau vis à vis du mark nouveau. (cf. aussi analyse de Sapir/Murer de décembre 2013)

On peut rattacher aussi à ce protectionnisme intelligent la priorité nationale, avec une forte incitation à consommer français, ce qui a aussi des vertus écologistes non négligeables, en rapprochant le producteur du consommateur, en traquant ainsi la pollution liée aux transports.

4)Etat stratège pour accompagner certaines industries porteuses d’avenir (énergie, transports) ou des domaines sociaux fondamentaux (santé, instruction, formation)
5)Etat anti-bureaucratie simplifiant codes divers (travail, fiscalité), …

Non, contrairement à Valls et aux socialistes, le Front National n’a rien à cacher, ni de son programme, ni de ses intentions, pour que revive la France. Et c’est dans le cadre de ce projet, celui de la France des Départements, d’une nation française redevenue conquérante dans une Europe renouvelée, une Europe des Nations, que nos candidats veulent représenter au mieux nos compatriotes à l’occasion des prochaines échéances électorales.


Le programme économique du Front National est cohérent et crédible, n’en déplaise à ses contradicteurs

Par Bruno Lemaire, colistier de « Perpignan Ensemble avec Louis Aliot »

Devant la montée du Front National, la quasi-unanimité des medias semble s’être donnée le mot : il faut tout faire pour décrédibiliser le mouvement dirigé par Marine Le Pen. L’article signé par Eric Le Boucher, intitulé « les aberrantes propositions économiques du FN » s’inscrit clairement dans cette problématique, et pour cela, il n’hésite pas à mélanger contre-vérités, omissions ou affirmations sans aucun fondement. Et cette « mantra » anti FN/RBM est d’autant plus développée qu’elle s’efforce, à quatre mois des municipales, de tenter de détourner, y compris à Perpignan, de détourner le plus possible d’électeurs du seul mouvement qui veut et qui peut réellement changer les choses.

C’est ainsi que le magazine « Les Echos » s’efforce de ‘démontrer’ les folies collectivistes du programme économique proposé par Marine Le Pen. Et l’éditioraliste des Echos n’hésite pas à forcer le trait, au dépens de la vérité la plus élémentaire, en accusant Marine d’être une crypto-marxiste. Pour quelqu’un qui se présente comme libéral – ce qui est normal pour un diplômé de Dauphine – le premier argument du sieur Le Boucher, et presque le crime absolu, serait ainsi que le programme proposé par Marine Le Pen serait une simple copie de celui de la gauche (« Les chapitres du « Projet » présidentiel de Mme Le Pen sont des copiés-collés de la gauche »). Un tel argument serait risible si la situation économique et politique de la France n’était pas si grave.

En dehors de cette affirmation sans fondement – autre que le fait que Marine Le Pen se préoccupe sûrement davantage du sort des ouvriers, des employés et de la classe moyenne et populaire que ne le fait la prétendue « gauche » – notre journaliste économique, ou notre économiste journaliste se retrouve en pleine contradiction, puisque tout en accusant Marine d’être de gauche, voire d’extrême gauche, il lui reproche d’être poujadiste, ou de l’avoir été. Manifestement Monsieur Le Boucher a du mal à comprendre ce que Marine entend par Etat stratège, un état à la fois protecteur des plus faibles, mais aussi garant des grandes souverainetés nationales, quand le contexte l’exige. Pour Monsieur Le Boucher, manifestement, il faudrait être soit libéral – en fait ultra-libéral – soit collectiviste, pour ne pas dire marxiste-léniniste (d’où la  comparaison qu’il se permet de faire entre Marine Le Pen et de défunt président du Venezuela, H. Chavez).

Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur le rôle de l’Etat, balayé en quelques mots par Eric Le Boucher, mais revenons à la seule partie de l’article qui pourrait apparaitre argumentée, à savoir les trois points de la « priorité aux français », de l’Etat fort, et du « retour au franc ». Lire la suite