Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


Perpignan, ville en crise et mal gérée, peut basculer « Bleu Marine »

À Perpignan, le Front national talonne la droite dans une ville en crise

les forces en présence

Perpignan sera une ville test pour le Front national où Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen, talonne au premier tour le maire sortant Jean-Marc Pujol selon un récent sondage. Le vote gitan pourrait alors s’avérer décisif.

Fred, Chatou et Samuel travaillent délicatement, à la pointe des ciseaux. Plus une plume sur les cuisses de leurs coqs. Les préparent-ils au combat ? «Ah non Monsieur, c’est interdit les combats de coqs. Nous c’est pour la tradition», réplique Samuel, aiguisant avec amour les ergots de son champion… Mercredi après-midi, quelque part dans le quartier gitan de Perpignan, vieux quartier Saint-Jacques aux façades délabrées et taguées, jonché de poubelles…

Ici ? «C’est devenu un ghetto», résume Fred. «Les maisons s’effondrent, pas une aire de jeux pour les enfants, nous on est que des pères de famille et on est tous au chômage, la mairie, ça fait des années qu’ils ne font plus rien pour nous. On les voit seulement pour les élections quand ils arrivent avec trois cacahuètes et deux paquets de chips mais pour mettre des containers individuels pour les déchets, y a personne», s’insurge Chatou. Du coup…

«Si je vote, ce sera pour le Front national. Le maire il a besoin des Gitans mais il ne leur donne rien. Aliot, c’est différent et on n’est pas seuls à le dire», statue Fred, approuvé par Samuel et Chatou, nostalgiques des années Alduy. «Lui, Paul Alduy, c’était le roi, il embauchait à la mairie, le fils Jean-Paul, on le voyait aussi. Pas comme Pujol, le maire sortant»… Lequel a donc succédé à Alduy fils en 2009, lorsqu’après la rocambolesque fraude à la chaussette et l’invalidation du scrutin de 2008 Jean-Paul Alduy avait finalement été réélu mais avait choisi de démissionner au profit de son adjoint afin de ne s’occuper que de la Communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée.

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