Perpignan Ensemble avec Louis Aliot !


Le leurre du tiers-payant généralisé: un médecin en colère!

par le Docteur Jean-Yves Gatault, médecin, candidat FN/RBM sur le canton 9 (Perpignan IV) des Pyrénées Orientales avec Clotilde Font, responsable RBM66.

Les français habitant les communes rurales et les villes de moins de 100 000 habitants sont tous concernés par la vague de départs à la retraite des médecins de la génération du « papy-boom ». La densité des médecins généralistes a fondu de 10 % ces dernières années et l’hémorragie n’est pas terminée : sous l’effet des départs naturels, la France perdra un millier de généralistes par an au cours des cinq prochaines années !

Dans le même temps, les médias passent sous silence la dégradation des rémunérations des médecins : la dernière revalorisation des indemnités kilométriques (pour les médecins de campagne) remonte à 20 ans, celle du forfait ALD remonte à 10 ans, et la dernière revalorisation de la consultation est vieille de 4 ans ! Ce qui fait des médecins français parmi les médecins les moins bien rémunérés en Europe.

Pour éviter de voir ces réalités démographiques sanitaires catastrophiques, le gouvernement détourne l’attention des français en allant à la pêche aux voix avec des mesures démagogiques, dont le meilleur exemple est le leurre du tiers-payant généralisé : c’est l’exemple-type d’une réponse technocratique dite « de bon sentiment », mais totalement éloignée de la réalité et complètement inadaptée aux réponses à apporter aux difficultés réelles d’un système de santé à bout de souffle.

Ce projet de loi prône une vision administrative de l’organisation de la santé qui va mettre la médecine libérale à terre. Le tiers-payant pour les plus démunis n’est pas remis en cause par les médecins, mais sa généralisation va entraîner des surcoûts non justifiés par une surconsommation médicale, comme on le voit déjà avec les porteurs de carte CMU et AME qui ne payent pas.
Cela va entraîner également une surcharge administrative pour les médecins, avec des retards, mais aussi immanquablement, des défauts de paiement.
Enfin, la face cachée de cette gestion administrative est la possibilité pour la Sécurité Sociale de se désengager, progressivement et de façon non visible, de la prise en charge des assurés sociaux, au profit des complémentaires-santé : financées maintenant en partie par les employeurs, mais aussi individuellement, ces groupes privés ou semi-privés vont pouvoir imposer l’organisation de réseaux de soins, ôtant le libre choix de la coordination des soins. Mais la meilleure démonstration que l’on puisse faire des dérives de « l’esprit mutualiste » se retrouve dans les exemples des passés judiciaires récents :
_le scandale de la MNEF dans les années 90, avec les condamnations de Cambadélis et Harlem Désir, les mises en cause de Strauss-kahn et Le Guen ;
_la condamnation en 2011 de René Teulade pour abus de confiance et détournement de fonds, en tant que président de la Mutuelle de la Fonction publique ;
_la faillite en 2015 de la LMDE.

Avec de tels exemples, l’ensemble du corps médical est vent-debout face à la gabegie annoncée. Ils sont persuadés de la fin du modèle français de la médecine libérale , avec sa particularité du colloque singulier entre le médecin et son patient.


Une réforme, une de plus, pour lutter contre l’échec scolaire

2014-elu-rappelin-anne-marie-02bis14x21Par Anne-Marie RAPPELIN

Conseillère Municipale de la liste

« PERPIGNAN ENSEMBLE avec Louis ALIOT »

Au cours du Conseil Municipal du 25 Juin 2014 nous avions déjà affirmé notre opposition à la réforme des rythmes scolaires préparée par l’UMP et imposée aux communes par le PS.

Depuis des décennies l’Ecole a connu  de nombreuses réformettes impulsées par les nouvelles pédagogies qui ont contribué à dégrader l’Enseignement Public ( 20 % d’élèves  illettrés  à l’entrée du collège unique ). Elles ont toujours été imposées dans  la précipitation sans concertation préalable.

 Cette nouvelle réforme ne nous paraît  pas encore aller dans le bon sens.

D’abord elle coûtera cher au contribuable surtout dans cette période de crise économique. A Perpignan son coût a été chiffré à 1,5 M€. Cette année l’État soutiendra financièrement la ville mais qu’en sera  t-il au-delà de 2015 ? Quelle  que soit l’origine du financement ( État -CAF – ou communes ) in fine c’est toujours le contribuable qui sera sollicité.

Pour participer aux  Temps d’Activités Périscolaires ( TAP) concentrés le Vendredi après midi à Perpignan, les parents devront  payer entre  1 et 5 €  par enfant et par trimestre. Somme modique certes mais n’est-ce pas là le début du non respect du principe de gratuité de l’enseignement public ?

D’autre part elle risque de nuire à tous les enfants sans pour autant résoudre l’échec scolaire.

Alors que les journées de classe devaient être allégées pour respecter le rythme des enfants on constate qu‘elles sont toujours aussi longues.

Quel intérêt ? qu’en pensent les chronobiologistes ?

Depuis cette rentrée scolaire les enfants sont présents  le mercredi matin , encore des heures de classe et de temps passé en collectivité qui engendreront une fatigue supplémentaire . Comme les adultes ils ont besoin de pause , de calme voire de se retrouver seuls . Le mercredi matin libre leur permettait de « souffler » un peu auprès de leur famille , leur nounou …

Enfin alors que les enfants ont plus que jamais besoin de repères cette réforme va accroitre la confusion des élèves entre le scolaire et le périscolaire d’autant que les  deux activités se dérouleront la plupart du temps  dans les mêmes locaux et que les animateurs du TAP reprendront les thèmes du travail scolaire . Ce personnel sera-t-il  assez qualifié pour s’acquitter de ces nouvelles tâches ?

Si cette restructuration de l’Ecole était la panacée, pourquoi n’a-t-elle pas été rendue obligatoire dans les écoles privées sous contrat ? Les parents d’élèves de ces écoles ( restées sur la semaine de quatre jours de classe )  souhaitent qu’un centre aéré au moins  reste ouvert le mercredi matin à Perpignan.

L’Ecole doit rester le lieu privilégié où l’on apprend. Nous sommes pour une vraie réforme de l’Ecole mais pas pour une réforme qui va accentuer encore les inégalités entre les communes et par conséquent  entre les enfants de notre pays.

Nous attendons le bilan des évaluations de cette réforme promis par l’Inspection Académique.